La rivière Sainte-Anne est gonflée par la crue. Les autorités tentent toujours de localiser les corps d'un homme et d'une fillette, disparus dans les eaux dimanche soir.

Voiture emportée en Gaspésie: les occupants s'étaient réfugiés sur le toit

Les trois occupants du véhicule englouti par la rivière Sainte-Anne dimanche en Gaspésie ont tenté de se réfugier sur le toit avant que l'automobile soit emporté par le fort courant.
La Sûreté du Québec en sait maintenant un peu plus sur les circonstances qui ont mené à la disparition d'un homme dans la trentaine et d'une fillette de deux ans. «Ils circulaient sur la route Saint-Joseph-des-Monts à environ sept kilomètres à partir du pont de la 132 qui enjambe la rivière», explique le sergent Claude Doiron de la Sûreté du Québec. 
Il s'agit d'un chemin de terre qui longe la Sainte-Anne par endroits. De toute évidence, il était rendu impraticable au moment du drame à cause de la crue des eaux. Le secteur est d'ailleurs reconnu pour ses fréquentes inondations printanières. 
«Ils se sont engagés sur une portion qui était inondée», ajoute le policier. Prisonniers, la femme dans la vingtaine, l'homme dans la trentaine et l'enfant de deux ans ont trouvé refuge sur le toit. Mais l'homme montait toujours, au point de faire flotter le véhicule.
«La force du courant les a transportés jusque dans la rivière où le véhicule a basculé», raconte le sergent Doiron. Ils sont tombé dans les eaux de la Sainte-Anne. La dame a réussi à atteindre la rive en nageant tout en s'agrippant à des branches.» Malheureusement, les autorités sont toujours sans nouvelle de l'homme et de l'enfant, dont il n'est pas le père. La police ne pouvait toujours pas lundi confirmer les liens qui lient les trois occupants.
Une vaste opération de sauvetage est toujours en cours depuis lundi matin. Les recherches se déroulent dans des conditions difficiles. La rivière Sainte-Anne est en pleine crue, le terrain est dangereux et la pluie est battante. 
«Les recherches terrestres ont repris ce matin au lever du jour. Les policiers et des pompiers effectuent des recherches en bordure de rivière. Le terrain est friable et il y a des risques inhérents aux opérations. On ne demande pour l'instant aucune aide de bénévoles», a résumé le sergent Doiron.
Les recherches n'ont toujours pas permis de retrouver les deux disparus. Des hélicoptères ont pu survoler la zone dimanche, mais les conditions climatiques ne le permettaient pas lundi.
Dimanche, le maire Simon Deschênes, revenait justement du secteur où il se trouvait depuis midi afin d'évaluer la situation devant les crues de la Sainte-Anne. «J'ai fait une section de la route jusqu'où c'était possible de se rendre. Beaucoup de gens ont été évacués. Je suis même allé moi-même aider une dame pour chercher son chien et ses bagages. La crue des eaux, il y en a chaque printemps, mais là c'est exceptionnel, elle est montée beaucoup plus haut qu'à l'habitude.» 
Mais c'était avant le drame survenu à 18h. «Je passe à mon domicile me chercher des vêtements chauds et je retourne sur les lieux. Je ne connais pas les fins détails. Mais c'est triste», a dit le maire joint un peu avant 23h.
M. Deschênes a aussi souligné avoir reçu en soirée un appel de soutien du ministre responsable de la région de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Sébastien Proulx.
Avec La Presse canadienne