Le bébé a été pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse au moment où les accusations sont tombées contre le couple.

Voies de fait sur un bébé: le père détenu, la mère en traitement

Le couple de Beauceville accusé de voies de fait causant des lésions sur leur bébé était de retour au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce mercredi. Alors que le père demeure détenu en attendant de subir une évaluation psychiatrique, la mère, elle, devra rester dans un centre de traitement en dépendances.
À la demande de l'avocat de la défense, l'état psychologique de l'homme de 25 ans sera évalué par un expert sur une période de cinq jours afin de déterminer si l'accusé est apte à subir son procès. Celui-ci demeurera détenu avant, pendant et après cette évaluation, mentionne la procureure de la Couronne, Audrey Roy-Cloutier.
S'il est déclaré inapte, les procédures judiciaires pourraient être interrompues jusqu'à nouvel ordre.
De son côté, la mère du poupon a pu recouvrer sa liberté, mais sous plusieurs conditions. Parmi celles-ci, elle devra se trouver 24 heures sur 24 dans un centre de traitement en dépendances situé à Sherbrooke. Elle y suivra une thérapie qui pourrait s'échelonner sur un minimum de 24 semaines, selon ce qu'on peut lire sur le site Web du centre.
La femme de 21 ans ne doit avoir aucun contact avec son enfant, qui a été pris en charge par la Direction de la protection de la jeunesse au moment où les accusations de voies de fait causant des lésions, de négligence criminelle causant des lésions et d'omission de fournir les choses nécessaires à un enfant de moins de 16 ans sont tombées contre le couple.
Les événements se seraient déroulés entre le 24 février, soit deux jours après la naissance du poupon, et le 19 avril.
En 2010,  l'accusé a été condamné à une peine de services communautaires pour voies de fait. Sa conjointe n'a quant à elle aucun antécédent judiciaire.
Les procédures se poursuivront au palais de justice de Saint-Joseph-de-Beauce le 18 mai. C'est à ce moment que les deux parties prendront acte du rapport d'évaluation psychiatrique effectuée sur l'accusé.