Paul Bouvier est accusé du viol d'une fillette.

Viol d'une fillette: lourde preuve d'ADN

Il est 1,7 million de milliards de fois plus probable que ce soit l'ADN de Paul Bouvier qui ait été trouvé sur la petite culotte de la jeune plaignante plutôt que celle d'un autre individu.
Après le visionnement de l'interrogatoire vidéo et le témoignage de la fillette que nous appelons Rosalie (prénom fictif), les jurés au procès de Paul Bouvier ont écouté lundi les conclusions de la biologiste du Laboratoire des sciences judiciaires et de médecine légale qui a étudié les pièces à conviction fournies par la police de Québec.
Paul Bouvier, 56 ans, de Québec, subit son procès pour l'agression sexuelle d'une fillette de sept ans, contacts et incitation à des contacts sexuels et pour avoir rendu accessible du matériel sexuellement explicite dans le but de faciliter la perpétration d'une infraction d'ordre sexuel.
En expertisant la petite culotte portée par Rosalie lorsqu'elle s'est fait garder par Paul Bouvier, Caroline Paquet a trouvé notamment une trace de sperme.
En analysant les échantillons de tissu, la biologiste a obtenu une combinaison de profils génétiques, soit celui de Rosalie et celui de Paul Bouvier.
La certitude absolue n'existe pas en science, mais selon les calculs de la biologiste - contre-vérifiés par ses collègues -, il est 1,7 million de milliards de fois plus probable que l'ADN masculin identifié soit celui de Bouvier plutôt que celui d'un autre homme.
L'analyse des prélèvements vaginaux de la petite fille n'a révélé aucune trace d'ADN masculin.
Les avocats de Paul Bouvier ont retenu les services de leur propre biologiste aux fins de leur défense.
Le procès se poursuit toute la semaine.