De la peinture noire, symbolisant du pétrole, a été lancée sur la maison de Jean-Yves Lavoie, le 16 novembre.

Vandalisme chez le président de Junex: Environnement vert plus ne condamne pas

Le groupe écologiste Environnement vert plus, qui proteste depuis plusieurs mois contre les projets de Junex en Gaspésie, n’a pas condamné, mais n’a pas approuvé non plus les actes de vandalisme commis il y a quelques semaines à la résidence de Val-Bélair du président de la société pétrolière.

Un groupe anarchiste qui signe «Québécois contre le Québec» a revendiqué cette semaine des méfaits commis le 16 novembre à la résidence de Jean-Yves Lavoie. De la peinture a été lancée sur sa maison et ses voitures ont été vandalisées.

Pascal Bergeron, porte-parole d’Environnement vert plus, a d’abord déclaré au Soleil que les tactiques utilisées par les vandales ne faisaient pas partie de l’arsenal de son organisme. «Nous, nous faisons des actions publiques, pas des gestes anonymes», a-t-il affirmé d’entrée de jeu.

«La première chose, je ne peux pas m’empêcher d’être triste pour l’être humain derrière la compagnie pétrolière. Ce n’est pas plaisant de se faire interpeller comme ça à son domicile», ajoute-t-il.

«Cependant, il faut aussi prendre en compte l’étendue des dégâts causés par cette industrie dans le monde. Plusieurs "bombes" sont tombées sur la Gaspésie récemment, conséquences des changements climatiques, et depuis 1972, les compagnies connaissent les effets des gaz à effet de serre, mais ne changent pas leurs pratiques», poursuit M. Bergeron.

Environnement vert plus avait tenté cet été et cet automne de bloquer les activités de Junex à son puits Galt 4H près de Gaspé, entre autres en érigeant des barricades et en occupant le secteur. Une ordonnance d’injonction rendue cet automne leur interdit dorénavant ces moyens de pression.

«Qu’est-ce qu’il est légitime de mettre en place comme moyen de défense contre un camp adverse qui mène une guerre qui ne vise personne? Devant quel tribunal doit-on juger les politiciens désinvoltes face à cette question-là?» s’interroge M. Bergeron, qui refuse donc de se faire le juge des actes de vandalisme posés chez M. Lavoie.

«Il faut comprendre que les gens deviennent impatients... Moi, je ne suis pas le juge de ces actions. Je ne les condamne pas, mais je ne les approuve pas non plus», a-t-il résumé.

De son côté, la police de Québec a déclaré jeudi que l’enquête était toujours en cours concernant les actes de vandalisme rapportés chez le président de Junex et qu’aucune arrestation n’avait encore été effectuée.