Patrick Fortin

Val-Bélair: le fils de la victime accusé de meurtre

Un homme de 29 ans, Patrick Fortin, a comparu samedi par vidéoconférence au palais de justice de Québec pour être accusé du meurtre de sa mère Nicole Cantin, 56 ans, commis le 7 février dans leur résidence de la rue de l’Esprit à Val-Bélair.

Relations difficiles

Un ancien conjoint et ami de la victime, qui préfère ne pas être identifié, était sous le choc samedi d’apprendre à la fois le décès de son amie et l’identité de l’accusé. «Le pire, c’est que je suis passé proche d’aller voir Nicole la semaine dernière... Je passais à Val-Bélair et j’ai pensé arrêter lui dire bonjour», a déclaré l’homme au Soleil. M. Simoneau ajoute que les relations n’étaient pas au beau fixe entre la mère et le fils.

«Quand je fréquentais Nicole, elle venait de quitter son mari, le père de Patrick, qui était militaire. La relation a toujours été très difficile entre elle et son fils et, malgré cela, Patrick restait encore chez sa mère. Patrick n’était «pas toute là», il avait des problèmes de santé mentale et a toujours eu des difficultés au niveau scolaire. À l’époque, son échappatoire, c’était le «pot»», poursuit-il. «Je me souviens que j’avais encouragé Patrick à retourner à l’école», reprend l'ex-conjoint.

Quant à Nicole Cantin, son ex-conjoint la décrit comme une bonne vivante qui travaillait comme secrétaire à l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec. «Elle aimait bien rire, s’amuser et elle adorait faire de la moto», se souvient-il à propos de son amie.

Nicole Cantin

Macabre découverte

C’est à 3h30 dans la nuit du 6 au 7 février que les policiers de Québec se sont rendus à la résidence de Nicole Cantin et Patrick Fortin pour y identifier le propriétaire d’un véhicule qui avait été abandonné dans un banc de neige et avait pris feu plus tôt dans la nuit près de l’intersection du boulevard de l’Ormière et de la rue Ramesay. C’est là qu’ils ont fait la macabre découverte du corps de Mme Cantin dans la maison. Le corps portait des marques de violence et l’affaire a immédiatement été considérée comme un homicide.

Il s’agit du second meurtre de l’année à Québec après celui de Daniel Bernier, 57 ans, agressé au couteau le 3 janvier et décédé trois semaines plus tard. Il s’agissait vraisemblablement là aussi d’un drame familial puisque le frère de la victime, Stéphane Bernier, a été accusé.