Une retraitée dit avoir été victime d’exploitation

Une septuagénaire allègue avoir été victime d’exploitation de la part de son ancien compagnon et réclame qu’il lui rembourse 22 000 $ de biens.

Brigitte Bolduc, 76 ans, de L’Ancienne-Lorette, a fréquenté et cohabité avec Alphonse Yergeau, de Val-Bélair, durant environ un an. Dans sa poursuite déposée en Cour du Québec, Mme Bolduc allègue que son ancien copain lui a soutiré de l’argent en lui faisant de fausses promesses.

La retraitée précise dans sa requête qu’Alphonse Yergeau connaissait sa situation financière favorable dès le début de leur relation, en septembre 2016.

Il l’aurait incitée, selon elle, à vendre une résidence à L’Ancienne-Lorette et l’aurait isolée des membres de sa famille.

Brigitte Bolduc décrit dans sa requête comment elle allait faire l’épicerie avec son compagnon, payait la facture et ramenait les denrées chez M. Yergeau.

La septuagénaire aurait payé le réaménagement de la chambre principale dans la maison de son compagnon, à Val-Bélair, ainsi que l’aménagement du terrain, la plantation d’une haie de cèdres et la construction d’un patio, allègue-t-elle.

Pour financer les travaux, la septuagénaire dit avoir retiré un CELI d’une valeur de 10 000 $.

Selon Mme Bolduc, durant les travaux, Alphonse Yergeau «ne cessait de lui représenter qu’ils allaient s’organiser une belle maison et qu’ils allaient être heureux ensemble».

Brigitte Bolduc dit aussi avoir payé une croisière, au coût de 6000 $, en s’entendant avec Alphonse Yergeau pour qu’il en paye la moitié. Elle allègue que son ancien compagnon a utilisé à plusieurs reprises sa carte de crédit pour payer des dépenses personnelles.

En septembre 2017, Alphonse Yergeau aurait tenté de convaincre sa compagne de modifier son testament en sa faveur, plaidant que ses enfants n’avaient plus besoin d’aide financière à leur âge.

Brigitte Bolduc soutient qu’à ce moment, elle a compris que son compagnon s’intéressait plus à son portefeuille qu’à elle. Elle a mis fin à la relation aussitôt.

Dommages punitifs

Dans sa requête, Brigitte Bolduc invoque l’article 48 de la Charte québécoise des droits et libertés qui énonce que «toute personne âgée ou toute personne handicapée a droit d’être protégée contre toute forme d’exploitation». L’article suivant de la Charte précise que la personne exploitée peut obtenir réparation et peut même obtenir des dommages punitifs par un tribunal.

Brigitte Bolduc réclame le remboursement de 22 000 $ ainsi que 10 000 $ en dommages punitifs.