Il est permis de croire que les ambulances auraient transporté encore plus de blessés si l'arme d'Alexandre Bissonnette ne s'était pas enrayée.

Une arme défaillante et un acte héroïque

L'hypothèse selon laquelle Alexandre Bissonnette aurait utilisé un fusil d'assaut AK-47 pour commettre sa tuerie à la mosquée de Sainte-Foy semble de moins en moins probable. Chose certaine, tout indique que l'arme longue utilisée au départ s'est enrayée, possiblement parce qu'il a tenté de la modifier.
De nombreux médias rapportent depuis deux jours que le tireur avait en sa possession la célèbre Kalachnikov russe, arme prohibée au Canada, lorsqu'il s'est présenté au Centre islamique du chemin Sainte-Foy. Rien de moins sûr.
Les accusations portées parlent uniquement de meurtre et de tentative de meurtre avec une arme à autorisation restreinte. Aucune accusation n'a été portée concernant la possession ou l'utilisation d'une arme prohibée. Selon toute vraisemblance, ses armes étaient dûment enregistrées.
Reste à savoir pourquoi l'arme longue, qui selon des victimes et des policiers ressemblerait à un AK-47, était défectueuse. Il y a bien sûr l'âge de l'arme, son entretien, mais aussi sa modification. 
C'est pour cette dernière raison que l'arme de Richard Henry Bain, auteur de la fusillade au Métropolis à Montréal en 2012 le soir de l'élection du Parti québécois, s'était enrayée. Il avait voulu augmenter la capacité de son chargeur à 30 balles.
Selon d'autres informations du Soleil, Bissonnette aurait aussi tenté de modifier son arme. Lorsqu'elle s'est enrayée, il a utilisé son arme de poing pour commettre l'irréparable. De source policière, le bilan aurait pu être bien plus lourd n'eut été de cette défectuosité.
Une personne qui a visionné les bandes vidéo confirme aussi le comportement héroïque d'Azzeddine Soufiane, 57 ans, qui a tenté de désarmer l'assaillant, avant de tomber sous les balles. 
Son intervention, malgré l'issue tragique, a sûrement contribué à sauver des vies.