Étant donné la fin de l’heure du dîner, la belle température et la tenue d’une activité spéciale, les employés étaient peu nombreux à se trouver à l’intérieur lorsque le véhicule a défoncé les fenêtres. Seulement 10 personnes étaient présentes lors de l’impact, toutes transportées en ambulance, mais on ne craint pas pour leur vie.

Un véhicule défonce un immeuble à Québec: «J’étais certain que c’était une bombe»

Le véhicule a percuté la vitrine du local La Station dans Saint-Sauveur mercredi à 12h45, atterrissant dans la salle à manger. Quelques minutes plus tôt et le nombre de blessés aurait pu être bien plus élevé.

«À 12h15, la salle était pleine. Si ça avait été quelques minutes plus tôt, il y aurait probablement eu des morts. En tout cas, ça serait bien pire que ça», exprime Moussa Sangaré, qui travaille dans le bâtiment tous les jours. 

Étant donné la fin de l’heure du dîner, la belle température et la tenue d’une activité spéciale, les employés étaient peu nombreux à se trouver à l’intérieur lorsque le véhicule a défoncé les fenêtres. Seulement 10 personnes étaient présentes lors de l’impact, toutes transportées en ambulance, mais on ne craint pas pour leur vie.

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«Ça a fait un immense “boum”. J’étais certain que c’était une bombe. Quand je suis sorti, j’ai vu l’auto dans la cuisine. Ça criait et plusieurs avaient beaucoup de sang sur eux. Le conducteur était en état de choc, il essayait de sortir. Le moteur a vite pris feu et on est allés chercher l’extincteur pour essayer de l’éteindre. On a surtout vérifié s’il n’y avait personne en dessous de la voiture, ça aurait facilement pu. On ne peut pas imaginer que quelque chose comme ça peut arriver. Il faut réagir et aider le monde, on n’a pas le choix», ajoute l’entrepreneur. 

La belle température a aussi dirigé la majorité des employés vers la terrasse pour dîner. En cas de mauvaise température, toutes ces personnes se seraient retrouvées à l’intérieur, assises aux tables que le véhicule a violemment renversées.

Bâtiment rapidement évacué

Plusieurs employés ont pensé à une bombe, en raison du son qu’a créé le choc. Le bâtiment a aussi tremblé quelque peu, ce qui a fait rapidement évacuer ceux qui se trouvaient à l’intérieur. L’alarme d’urgence se faisait aussi entendre.

Christine Roy était dans une salle de formation lors de l’accident, elle venait tout juste de dîner.

«Le plafond a fait beaucoup de poussière, on a vu des débris tomber alors on a décidé de sortir rapidement. J’ai aidé la réceptionniste, elle était très près de l’auto, elle avait beaucoup de sang au visage, raconte-t-elle, visiblement encore secouée par les événements. J’avais peur que ça explose encore. J’étais là, assise à ma table 15 minutes avant que ça se passe. J’aurais pu y passer.»

Mme Roy n’est pas la seule à avoir prêté secours aux blessés, les employés se sont entraidés pour sortir tout le monde du bâtiment. Ils sont restés longtemps sur les lieux après la collision, pour avoir des nouvelles de leurs collègues rencontrés par les ambulanciers. 

Ils s’entendent tous pour dire qu’ils ont été chanceux dans leur malchance.

Merci aux activités du midi

Le conseiller aux entreprises Luc Savard animait une activité spéciale de ukulele mercredi, 12 personnes du bâtiment y participaient. Ces personnes sont d’ailleurs bien reconnaissantes de s’être inscrites à l’activité

«Au moment où c’est arrivé, on se tenait plus à l’arrière, dans les locaux pour l’activité. Sinon, on serait assis aux tables! On a vu entrer le véhicule de côté... Tout le monde a évacué rapidement, plusieurs sont restés pour donner les premiers soins aux blessés. Ma première réaction a été de sortir pour dévier la circulation. Heureusement que peu de gens se trouvaient là, exprime-t-il. L’immense bruit a fait que tout le monde a figé, ensuite tout le monde a réagi. C’est vraiment un événement irréel.»

M. Savard rappelle lui aussi la chance qu’ils ont eue d’être loin de la cuisine, il parvient difficilement à croire qu’aussi peu de gens ont été blessés par cet événement, mais il s’en réjouit.