Les deux ponts qui ont été emportés par la glace et l’eau sont situés dans un boisé derrière l’usine Kruger à Bromptonville. Ils enjambaient la rivière Saint-François.

Un pont ferroviaire s'effondre à Sherbrooke

Un pont ferroviaire sur lequel circulent fréquemment des trains de marchandises ainsi qu’un pont pour motoneigistes, quadistes et cyclistes se sont effondrés dans la rivière Saint-François à la hauteur de Bromptonville samedi.

Selon le chef du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS), Stéphane Simoneau, l’effondrement est probablement le résultat d’un embâcle survenu vendredi après-midi dans la rivière Saint-François.

La rivière avait alors monté de 6 pieds en 45 minutes, du « jamais vu », selon M. Simoneau. Les procédures mises en place par le SPIS, incluant une évacuation préventive du garage municipal, avaient permis d’épargner Sherbrooke des dégâts.

Cependant, il y a de bonnes chances que l’embâcle et ses conséquences subséquentes soient responsables de l’effondrement des ponts, indique le chef.

« Une chance »

Malgré l’ampleur des dommages matériels, Stéphane Simoneau souligne qu’il faut voir le côté positif dans cette affaire. 

« Une chance qu’il n’y avait pas de train, parce que s’il y avait eu un transport de marchandises pendant l’effondrement du pont, je n’ai pas besoin de vous dire que la catastrophe serait beaucoup plus grande. Il n’y a pas de victimes, donc on s’en réjouit. »

Des ingénieurs sont venus constater l’ampleur des dommages, et vont évaluer la logistique nécessaire à la réparation du pont ferroviaire. La compagnie Genesee & Wyoming Canada, propriétaire du chemin de fer Atlantique & St-Laurent, aurait l’intention de procéder à une reconstruction le plus rapidement possible (voir autre texte).

Il était trop tôt samedi pour savoir si le pont utilisé pour les loisirs sera reconstruit.

« Tout ça nous rappelle la force de la nature. On l’a constaté dans plusieurs événements à travers l’Amérique du Nord cette année, comme des feux de forêt, des tempêtes ou des tornades. Là, des coulées de glace comme celle-là nous ramènent à ce qu’on dit souvent : la nature reprend sa place », a conclu M. Simoneau.