Un père fait subir un pervers jeu de vérité ou conséquences à son enfant

Vérité ou conséquences? Un père de la région de Portneuf avait inventé un sordide jeu sexuel pour abuser de son garçon et d’un de ses amis. «J’ai joué aux fesses avec mon gars de 12 ans et je m’écœure moi-même.»

Le 16 avril 2018. Le père de 57 ans vient de se livrer aux policiers de la Sûreté du Québec. Il va avouer tous les pervers détails avant d’être conduit à l’urgence psychiatrique.

L’avant-veille, son fils de 12 ans a invité un ami pour jouer et dormir à la maison. Dans la soirée, le père réunit les garçons au sous-sol, devant un bocal rempli de petits papiers, prêts à être pigés.

Sur les morceaux de papier, diverses conséquences sont écrites; se masturber, toucher le pénis de l’autre, donner des claques sur les fesses, se déshabiller, essayer de se faire une fellation à soi-même ou à un autre.

Les garçons et le père ne feront pas chacun des gestes. Selon les faits admis à la cour hier, le père s’est masturbé, a touché les pénis des garçons en plus de faire une fellation à son fils. Les garçons se sont touchés entre eux, se sont masturbés et ont dû courir nu dans la pièce.

Le jeu se termine par une consigne du père aux garçons; ils ne doivent pas en parler à personne.

Le lendemain matin, le jeune invité demande à son père de venir le chercher tôt, disant avoir mal à la tête.

Dès son retour à la maison, le jeune court enlacer sa mère. Il lui raconte avoir dû participer à un «jeu drôle» et il décrit les conséquences sexuelles.

La mère avise aussitôt les policiers, qui réalisent un interrogatoire vidéo avec les deux garçons.

Lorsqu’il a été arrêté par les policiers, le père a aussi avoué que depuis l’été 2017, il avait accédé à des fichiers de pornographie juvénile. Les policiers ont perquisitionné son ordinateur et trouvé des traces des recherches illicites.

Le père a plaidé coupable hier aux accusations de contacts sexuels, incitation à des contacts sexuels et accession à de la pornographie juvénile.

La défense a demandé la confection d’un rapport sexologique avant l’étape des représentations sur la peine, qui se tiendra à la fin de l’été.

Le Code criminel prévoit une peine minimale d’un an pour le crime de contact sexuel sur un enfant de moins de 16 ans et une peine minimale de six mois pour le crime d’accession à la pornographie juvénile porté par voie sommaire.