Lorsque les employés du Devoir ont commencé à évacuer l’édifice, les gicleurs s’étaient déjà activés.

Un mégot de cigarette dans un pot de fleurs cause un incendie dans l'édifice du Devoir

Un mégot de cigarette dans un pot de fleurs a provoqué un important incendie sur le toit de l’édifice qui abrite Le Devoir, dans le Quartier latin, à Montréal, ont confirmé les pompiers lundi soir.

Le brasier n’a fait aucun blessé et les employés du quotidien tentaient de produire l’édition de mardi.

Le Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) a reçu un appel vers 17h30, lundi, concernant un feu qui s’était déclaré sur la terrasse en bois du toit de l’édifice, situé sur la rue Berri. Le Devoir est l’un des locataires du bâtiment, où est aussi situé le siège social des magasins DeSerres.

Lorsque les employés du Devoir ont commencé à évacuer l’édifice, les gicleurs s’étaient déjà activés, a indiqué en entrevue Florent Daudens, qui est directeur de l’information numérique au journal.

Selon ce qu’a écrit la journaliste Lisa Marie Gervais sur Twitter, les employés du Devoir, qui sont aux huitième et neuvième étages, sont sortis de l’édifice, car ils commençaient à sentir la fumée. L’alarme ne sonnait apparemment pas à leur niveau.

Une centaine de pompiers sont intervenus pour maîtriser l’incendie, les autorités ayant émis une quatrième alarme - signifiant l’envoi de renforts supplémentaires. Les policiers leur sont venus en aide pour gérer la circulation dans le secteur, où quelques tronçons de rues ont été fermés.

«Lourds dommages»

Le directeur du Devoir, Brian Myles, s’attendait à de «lourds dommages».

De son côté, le service des incendies s’est fait rassurant, disant que les dommages étaient, certes, considérables, mais que les bureaux pourront être réintégrés éventuellement.

Selon le chef aux opérations du SIM, David Shelton, même si le feu s’est propagé au toit de l’immeuble voisin, les dommages devraient être circonscrits à l’extérieur des édifices, et l’intérieur du bâtiment où se situe Le Devoir ne devrait pas être endommagé.

Le Devoir a mis en marche une cellule de crise afin de produire l’édition de mardi comme prévu.

«Je ne sais pas si ça va être 100 % comme d’habitude, mais on sort parce qu’on ne sait pas faire autre chose. On va tout faire pour livrer toutes nos éditions : papier et numérique», indiquait M. Myles en début de soirée.

Les éditions papier du Devoir ne sont pas imprimées dans leurs bureaux; elles sont produites chez Imprimerie Mirabel, qui appartient à Québecor.

«Si on est capables de sortir ce soir, on va être capables les jours suivants, c’est clair. Ça va être un défi logistique supplémentaire, mais ce n’est rien d’insurmontable», a conclu M. Myles.