La maison a appartenu à la Fédération des Augustines de la Miséricorde de Jésus.
La maison a appartenu à la Fédération des Augustines de la Miséricorde de Jésus.

Un incendie ravage un bâtiment patrimonial sur le chemin Saint-Louis [VIDÉO]   

Valérie Marcoux
Valérie Marcoux
Le Soleil
Un bâtiment patrimonial inoccupé du chemin Saint-Louis a été la proie des flammes dans la nuit de samedi à dimanche. «Une très mauvaise nouvelle», déplore la Société d'histoire de Sillery.

C’est à minuit qu’une résidente du quartier Sillery a alerté les autorités concernant le bâtiment en feu.

Une fois sur place, les pompiers ont bel et bien constaté l’incendie d’un bâtiment qui était heureusement inoccupé, car il leur fut impossible de le sauver. Les efforts du Service de protection contre l'incendie de la Ville de Québec (SPCIQ) se sont alors concentrés à éviter que l’incendie ne se propage. Une quarantaine de pompiers étaient sur place.

Vers 2h, une pelle mécanique a été demandée afin de terminer la démolition de la bâtisse ravagée.  

En matinée dimanche, des effectifs étaient sur place afin de déterminer l’origine de cet incendie, informe le lieutenant Boivin du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Incendie sur le chemin Saint-Louis dans la nuit du samedi au dimanche 6 décembre 2020.

Patrimoine négligé?

«C’est une très mauvaise nouvelle», déplore le président de la Société d’histoire de Sillery, Louis Vallée.

Cette maison de repos qui a appartenu à la Fédération des Augustines de la Miséricorde de Jésus située au bord d’une falaise était abandonnée depuis plusieurs années, explique le président qui déplore la négligence du propriétaire actuel, sans pourtant connaître son identité.

«Malgré qu’il n’y ait pas d’électricité ni de chauffage, elle a brûlé cette nuit. Donc, il y a un propriétaire qui n’a pas vérifié si des gens venaient squatter dans son édifice», reproche M. Vallée qui espérait une mise en valeur de cette maison citée au Répertoire du patrimoine culturel du Québec. Surtout après la récente démolition du bâtiment principal qui était situé à proximité.

«Tant qu’on n’est pas capable de mettre notre patrimoine en valeur, on laisse la possibilité à des incendies et au vandalisme de le détruire», insiste le président, qui a vu plusieurs bâtiments patrimoniaux disparaître par négligence.

«C’est rendu une habitude pour les promoteurs immobiliers de laisser-aller des édifices jusqu’à ce qu’ils tombent en ruine», soutient-il en citant quelques exemples, notamment celui de la Villa Livernois. «Ça devient fréquent à Québec. Les gens vont finir par se poser des questions. Moi, je me pose beaucoup de questions.»

La maison était abandonnée depuis quelques années.
La maison était abandonnée depuis quelques années.