L'immeuble ravagé par les flammes est situé directement en face du lieu où quatre bâtiments ont été détruits dans un intense brasier il y a à peine un an.

Un incendie frappe encore le centre-ville de Saint-Raymond

Le malheur frappe encore sur le centre-ville patrimonial de Saint-Raymond-de-Portneuf. Un incendie a ravagé lundi soir un immeuble abritant des logements et un local commercial, situé directement en face du lieu où quatre bâtiments ont été détruits dans un intense brasier il y a à peine un an.
Cette fois, le feu a pris naissance vers 21h15 au 146, rue Saint-Joseph. L'agent Claude Denis de la Sûreté du Québec explique qu'au moins deux personnes ont subi des blessures légères et qu'une autre a été incommodée par la fumée. Tard, lundi soir, on ne connaissait pas leur état de santé, mais on ne semblait pas craindre pour leur vie.
Arrivés sur place, les pompiers ont dû porter assistance à une dame qui était demeurée coincée sur le balcon. Une pelle mécanique a aussi été demandée sur les lieux pour mettre à terre ce qui restait de l'immeuble et réduire les risques de propagation aux bâtiments voisins.
«Faudrait qu'il nous lâche un peu.» Au bout du fil, le maire de Saint-Raymond, Daniel Dion, a peine à croire qu'un autre incendie majeur touche la rue commerciale en seulement un an. Une cordonnerie avait pignon sur rue au rez-de-chaussée.
Un trou béant
Son exaspération est compréhensible. En mai 2016, un incendie d'une rare intensité avait pris naissance dans la nuit dans un immeuble à logements de la rue Saint-Ignace. Au total, le sinistre a détruit quatre bâtiments résidentiels et commerciaux, dont celui qui abritait le distributeur local de câble Déry Télécom et la télévision communautaire et les archives qu'elle possédait.
Encore aujourd'hui, il y a un trou béant. La municipalité travaille depuis des mois à faciliter la reconstruction avec le souci de conserver le patrimoine bâti. L'incendie de lundi vient complexifier la tâche en ajoutant une autre cicatrice urbaine.
Lundi, en fin de soirée, la police ne pouvait expliquer la cause du sinistre. «Il est encore trop tôt pour amorcer une enquête sur les recherches et causes parce que les pompiers n'ont toujours pas terminé leur travail», a laissé savoir le sergent Denis.
Peu avant minuit, le feu était sous contrôle et il n'y avait aucun risque de propagation aux bâtiments voisins.