Le feu s'est déclenché dans l'édifice de l'hôtel Royal William.

Un incendie dans Saint-Roch complique les déplacements

Un incendie à l’hôtel Royal William a créé beaucoup d’émoi sur le boulevard Charest Est dimanche. Mais l’évacuation rapide du bâtiment par les employés et l’intervention en grand nombre des pompiers ont permis de maîtriser l’élément destructeur sans qu’il y ait de blessés, ni même de clients incommodés par l’épaisse fumée noire.

L’artère routière du quartier Saint-Roch a été fermée à la circulation pendant près de deux heures entre les rues de la Couronne et Dorchester, même si le chef des opérations a déclaré que le feu était sous contrôle dès 13h33. Les examens effectués avec les caméras thermiques avaient confirmé l’absence de flammes. 

La voie a finalement été rouverte vers 14h30. 

Tout avait commencé à 12h18, quand un premier appel a été reçu à la centrale du 9-1-1. Un témoin voyait «de la fumée noire dans le secteur», explique le porte-parole du Service de protection contre l’incendie de la Ville de Québec (SPCIQ), Bill Noonan, rencontré face à l’hôtel. Puis il y a eu de nombreux autres appels aux services d’urgence avec des observations de plus en plus précises quant à l’origine du nuage nauséabond : l’immeuble affichant les 360 et 380, boulevard Charest Est.

Une quinzaine de chambres de l’établissement qui en compte 44 étaient louées, poursuit M. Noonan. Mais presque tous les clients étaient sortis : seuls deux étaient présents.

Et, à l’arrivée des pompiers, l’établissement avait été évacué. La réceptionniste avait promptement activé l’alarme lorsqu’elle a senti l’odeur inhabituelle.

Soixantaine de pompiers sur place

Étant donné que le Royal William compte cinq étages et qu’il est situé dans un secteur dense du centre-ville, une soixantaine de sapeurs ont été appelés sur les lieux en provenance des casernes de Saint-Sauveur, de la rue Saint-Jean, de Sillery et de Limoilou.

Ils ont constaté que l’épais nuage sortait du conduit d’aération de la cuisine. Ils sont notamment intervenus sur la toiture pour éviter la propagation des flammes.

«Il y a beaucoup de fumée sur les étages», note Bill Noonan. Une opération de ventilation a d’ailleurs eu lieu. «Les dommages au bâtiment sont très importants.»

Des enquêteurs du SPCIQ ont confirmé que le brasier avait pris naissance dans la hotte de la cuisine du restaurant situé au rez-de-chaussée, La Queue de veau. Avec Jean-Frédéric Moreau

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APPRENDRE LA TRISTE NOUVELLE AU TÉLÉPHONE... DEPUIS SEPT-ÎLES

Propriétaire de l’hôtel Royal William depuis la fin février, Simon Dubé était dans sa maison de Sept-Îles lorsque le téléphone a sonné dimanche en début d’après-midi…

Joint par Le Soleil, il était en conversation sur l’autre ligne avec son technicien en ventilation-climatisation. Le duo essayait d’évaluer les dommages causés par le feu qui a nécessité l’intervention d’une soixantaine de pompiers.

«Ça fait partie des malheurs d’avoir des bâtiments», se résignait M. Dubé. Se préparant à venir à Québec le plus vite possible, il se faisait néanmoins optimiste quant à l’avenir de sa plus récente acquisition : «C’est un départ chaotique oui, mais ça devrait se régler rapidement. On devrait régler ça rapidement».

M. Dubé est également propriétaire de l’hôtel Le Voyageur de Sept-Îles ainsi que d’immeubles à logements. Il partage son horaire entre sa ville nord-côtière et Québec où il a décidé d’investir pour stabiliser son portefeuille. Le marché de sa région d’origine fluctue selon les cycles de l’industrie minière, dit-il. Tandis que celui de la capitale serait plus stable.