Un homme tué par un taureau dans le Bas-Saint-Laurent 

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Un événement plutôt rare, mais non moins tragique, est survenu à Mont-Carmel, dans le Kamouraska, lorsqu’un agriculteur a été attaqué par son propre taureau. Cet événement, qui a coûté la vie à Louis Voyer, 59 ans, est survenu mardi vers 20h à la ferme du 6e Rang, dont il était le propriétaire.

C’est un voisin qui passait par là qui a aperçu au sol l’homme inanimé près d’un enclos où se trouvait l’animal. Les blessures que portait la victime semblaient visiblement avoir été causées par la bête. Le voisin a alors alerté les secours. 

Selon la Sûreté du Québec (SQ), les ambulanciers ont pratiqué des manœuvres de réanimation sur la victime, mais sans succès. Le fermier a été transporté en ambulance à l’hôpital, où son décès a été constaté. «La bête a été abattue parce qu’elle était menaçante», précise l’agente d’information de la SQ, Béatrice Dorsainville.

Bien qu’il n’y ait aucun élément criminel au dossier, la SQ a ouvert une enquête et le bureau du coroner tentera d’élucider les causes et les circonstances troublantes de la mort du quinquagénaire qui était seul au moment des faits. 

Un homme discret

«C’est triste», n’avait à dire que pour premiers mots le maire du village d’un peu plus de 1100 habitants. «C’est tranquille, le 6e Rang! Il n’y a pas beaucoup de monde. On ne s’attend pas à ça, surtout que quand on entend parler de Mont-Carmel, c’est en bien. Quand ça arrive, on fait le saut. C’est malheureux. Je souhaite mes condoléances à la famille.» 

Pierre Saillant ne connaissait pas la victime personnellement. Exploitant une petite ferme en solitaire, Louis Voyer vivait seul et n’avait pas d’enfant. «Il ne faisait pas grand bruit, mentionne le maire. Il était vaillant et ne dérangeait pas grand monde.» Selon l’élu, les gens l’apercevaient parfois lorsqu’il faisait traverser la route à ses animaux pour les amener au champ. «On disait qu’ils faisaient une parade.»

Pour M. Saillant, ce funeste événement rappelle encore une fois combien le métier d’agriculteur peut être dangereux. «On voit que le travail à la ferme demande de l’attention parce qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver. Ce sont de grosses bêtes et quand elles décident de foncer, elles sont très imprévisibles!»

Pour le préfet du Kamouraska, qui est natif et toujours résident de Mont-Carmel, il s’agit d’une situation désolante. «Je suis triste, laisse tomber Yvon Soucy. Je le connaissais de vue.»