Le père de famille, qui se trouvait dans le coma aux soins intensifs à l'hôpital de Chicoutimi, est mort samedi soir.

Un homme succombe à des piqûres de guêpes

L'homme de 37 ans qui a été piqué par des guêpes à Shipshaw, vendredi après-midi, est mort samedi soir des suites de l'attaque, après s'être retrouvé dans le coma aux soins intensifs.
Le Quotidien a été informé par une membre de la famille, dimanche matin, de la mort du père de trois enfants, qui demeure à La Baie. Il est toutefois impossible de déterminer si l'homme savait qu'il était allergique aux piqûres de guêpes, deux sources ayant transmis des informations contradictoires à ce sujet.
L'incident s'est produit pendant que le père passait un après-midi en forêt avec ses trois enfants et sa conjointe, dans un secteur situé près de la route du Portage Lapointe. 
L'homme se trouvait alors avec ses enfants et construisait un camp.
En coupant un arbre, il s'est fait piquer à la tête par six guêpes. Ne se sentant pas bien, sa conjointe et lui ont décidé de rebrousser chemin, mais ont dû s'arrêter à la première résidence qu'ils ont aperçue.
Le père de famille se trouvait très mal en point, lorsque lui et sa famille ont cogné à la porte de la résidence pour appeler les secours, a rapporté la dame qui les a accueillis à 14 h30.
Premiers soins
Son conjoint et elle ont tenté de lui prodiguer les premiers soins. «Il est mort dans ma cour. Il n'avait plus de pulsations. [...] Je l'ai vécu sur le pas de ma porte», a-t-elle raconté, dimanche, lors d'un entretien téléphonique. Elle préfère ne pas être identifiée, encore bouleversée et épuisée par les événements. Après le transport en ambulance, elle espérait encore que l'homme pourrait être sauvé.
«C'est une situation dramatique et nous sommes passés par une gamme d'émotions impressionnante», a-t-elle ajouté, en se désolant de la mort subite du père de famille.
Sans auto-injecteur d'adrénaline sous la main (connu sous le nom de la marque EpiPen), la dame, qui possède un cours de secouriste, n'a pu venir en aide à l'homme. «C'était très triste, avec les trois petits enfants... Cette famille va avoir besoin de soutien», a-t-elle insisté.
Vendredi soir, la Sécurité publique de Saguenay avait indiqué au journal que l'homme se trouvait hors de danger, après s'être retrouvé dans un état critique.
L'état de l'homme ne s'était en fait jamais rétabli, a plutôt indiqué une proche de la famille, dimanche, au Quotidien. Le père de famille, qui se trouvait dans le coma aux soins intensifs, à l'hôpital de Chicoutimi, est mort samedi soir.
Questionnements
Les événements vécus ont amené la première répondante à se questionner sur l'importance de l'accessibilité des auto-injecteurs de type EpiPen. 
«C'est aussi important qu'un défibrillateur pour sauver une vie. Il faut se questionner : est-ce que cela devrait être plus abordable, ça, c'est coûteux et il faut les changer chaque année, pour que les gens en aient plusieurs, à plusieurs endroits? Est-ce qu'on devrait en avoir systématiquement dans les lieux publics et dans les trousses de secours?» a questionné celle qui a été étonnée par la rapidité des événements.
Elle invite la population à demeurer vigilante en forêt à ce temps-ci de l'année, les guêpes étant plus présentes, pour éviter de tristes incidents semblables, chaque personne réagissant différemment aux piqûres. «Souvent, on ne sait pas qu'on est allergique à quelque chose avant que ça nous arrive...»