Jean-Roch Barbeau est accusé de contacts sexuels sur trois garçons vivant à Sosua en République dominicaine.
Jean-Roch Barbeau est accusé de contacts sexuels sur trois garçons vivant à Sosua en République dominicaine.

Un homme de Lac-Beauport accusé de tourisme sexuel

Un homme de Lac-Beauport, Jean-Roch Barbeau, 69 ans, a été accusé de contacts sexuels répétés sur trois garçons en République dominicaine et de gestes similaires sur deux garçons au Québec.

Une enquête de plusieurs mois de la Sûreté du Québec a abouti lundi matin avec l’arrestation et la comparution de Barbeau, un retraité sans antécédent judiciaire.

Jean-Roch Barbeau est accusé de contacts sexuels sur trois garçons vivant à Sosua en République dominicaine. Les événements auraient commencé en septembre 2009 et se seraient terminés en avril 2018.

Pour l’un des trois plaignants dominicains, il est précisé que les contacts sexuels auraient eu lieu alors que Barbeau était en situation d’autorité ou que l’adolescent était en situation de dépendance.

Une disposition du Code criminel prévue spécifiquement pour contrer le tourisme sexuel permet aux procureurs de la Couronne canadiens de porter des accusations même si les crimes allégués ont eu lieu outre-mer.

Sur le site web touristique Trip Advisor, une touriste recommande Jean-Roch Barbeau comme guide dans la région de Sosua en République dominicaine, le présentant comme un homme qui a son permis de taxi et peut amener les gens voir des sites plus éloignés.

Informateur

C’est un informateur qui a averti les policiers que Barbeau faisait, selon lui, du tourisme sexuel en République dominicaine.

Jean-Roch Barbeau est aussi accusé de contacts sexuels sur deux garçons à Québec entre 1989 et 1994.

Le procureur de la Couronne Me Michel Bérubé ne s’est pas opposée à la remise en liberté de l’accusé. Jean-Roch Barbeau devra toutefois observer plusieurs conditions, notamment ne pas communiquer avec les cinq plaignants et ne pas se trouver dans des endroits fréquentés par des mineurs. Son passeport a été confisqué par les autorités frontalières et il lui est interdit de faire une demande pour en avoir un nouveau.

Il sera de retour à la cour en février.