C'est au cours de procédures de divorce que le harceleur a contacté à de multiples reprises Mgr Lacroix (photo) pour tenter de faire déclarer la nullité de son mariage.

Un harceleur banni des églises du diocèse de Québec

Coupable d'avoir harcelé pendant deux ans le cardinal Gérald Cyprien Lacroix et le chancelier du diocèse de Québec, Jean Tailleur, le Lévisien Jacques Félix s'est vu imposer un jour de prison supplémentaire mercredi en plus d'être banni de tous les lieux de culte du diocèse de Québec.
Le juge Carol Saint-Cyr a accepté la proposition commune de la Couronne, représentée par Me Pierre-Alexandre Bernard, et de l'avocate de la défense, Me Marie-Josée Jobidon, d'une peine de 41 jours de prison de laquelle il fallait soustraire la détention préventive de 40 jours. L'ex-fonctionnaire retrouvera donc sa liberté au cours des prochaines heures.
Il lui sera cependant interdit de communiquer avec le cardinal Lacroix, le chancelier du diocèse et son ex-épouse ou de se retrouver dans tout lieu de culte de la religion catholique du diocèse de Québec, sauf sur permission écrite de son agent de probation.
Procédures de divorce
C'est au cours de procédures de divorce de la femme avec qui il a été marié pendant 40 ans que Félix a contacté à de multiples reprises Mgr Lacroix et M. Tailleur pour tenter de faire déclarer la nullité de son mariage. Il souhaitait ainsi éviter d'avoir à payer plus de 100 000$ à son ancienne conjointe, une démarche qui a échoué devant la cour civile.
Mercredi, Félix a lu une lettre dans laquelle il demande pardon et dit regretter totalement et sincèrement ses propos qui pourraient avoir été perçus comme haineux ainsi que leur fréquence. Il a juré n'avoir jamais eu d'intention belliqueuses ou haineuses et a déclaré que ces «moments d'égarement» n'auraient jamais dû se produire.
Ayant communiqué avec le cardinal et le chancelier, Me Bernard a indiqué que ceux-ci ne cherchaient pas vengeance et préféraient transmettre des sentiments de paix, demandant que Félix ne communique plus avec eux et reçoive «l'aide nécessaire pour être heureux le reste de sa vie». 
L'avocat de la Couronne a aussi ajouté que les victimes répondraient par civilité à la lettre de Félix.
Le juge a assorti la peine du sexagénaire d'une ordonnance de probation de deux ans durant laquelle il devra rencontrer son psychiatre et prendre la médication qui lui sera prescrite en plus de lui interdire de posséder des armes à perpétuité.
«Je vous souhaite bonne chance et j'espère que ces malheureux événements ne se renouvelleront pas», a-t-il ajouté à l'adresse de Félix, qui a répondu que c'était «sûr et certain».