Marco Beaulieu, 55 ans, de Québec a plaidé coupable à des gestes de violence sur son ex-conjointe. Il lui a tordu les poignets à répétition et l’a bousculée, lui causant des blessures au visage.

Un faux policier en prison pour violence conjugale

Un homme violent s’était créé tout un personnage de policier, avec képi, badge et gyrophare, pour mieux contrôler sa conjointe. Il écope d’une peine de prison de huit mois pour des voies de fait ayant causé des lésions et pour s’être faussement présenté comme un agent de la paix.

Marco Beaulieu, 55 ans, de Québec a plaidé coupable à des gestes de violence sur son ex-conjointe. Il lui a tordu les poignets à répétition et l’a bousculée, lui causant des blessures au visage.

Extrêmement jaloux et manipulateur, Beaulieu soupçonnait en permanence sa conjointe de le tromper.

À ce moment chauffeur d’autobus, il disait être un policier retraité de la GRC. Il avait d’ailleurs chez lui plusieurs pièces d’équipement (menottes, calepin d’enquêteur, badge, képi, chapeau) pour le prouver.

À une occasion, il a même sorti un gyrophare de sa voiture pour arrêter un véhicule de remorquage qui venait de lui couper la route.

Pour garder son emprise sur sa conjointe, Beaulieu lui fait croire qu’il a été contacté pour intégrer une escouade antiterroriste. Il annonce à la dame qu’il devra enquêter sur elle en raison de ses fréquentations douteuses.

Marco Beaulieu avait un seul antécédent judiciaire d’emploi de document contrefait; il s’agissait d’un faux diplôme... de l’école de police.

La procureure de la Couronne

Me Sarah-Julie Chicoine réclamait une peine de 12 mois de prison tandis que l’avocat de défense

Me Benoît Labrecque suggérait une peine discontinue de 90 jours.

Le juge Hubert Couture de la Cour du Québec a choisi d’imposer une peine globale de huit mois, en insistant sur la gravité des crimes commis en contexte conjugal. Se faire faussement passer pour un policier est aussi un crime sérieux, ajoute le juge Couture, car cela peut miner l’administration de la justice.

Marco Beaulieu sera en probation durant trois ans après sa sortie de prison. Sa précieuse collection d’objets policiers sera aussi détruite.