Un délinquant sexuel arrêté de nouveau à Lévis

Un agresseur sexuel libéré après quatre ans de prison a été arrêté par la police de Lévis. Il aurait récidivé sur une femme handicapée.

Dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, Stéphane Guay allait passer le Nouvel an chez sa mère, qui habite un immeuble à logement. Entre minuit et minuit et demi, il a croisé une dame avec un lourd handicap physique qu’il ne connaissait pas. 

«C’est à ce moment-là que le suspect l’aurait agressé sexuellement», indique Patrick Martel, porte-parole de la police de Lévis.

Guay aurait attouché la dame handicapée. Celle-ci a porté plainte le lendemain au Service de police de la Ville de Lévis. Après enquête, les policiers ont arrêté Stéphane Guay le jeudi 4 janvier et celui-ci a comparu le lendemain. 

En 2013, Stéphane Guay a été condamné à quatre ans de pénitencier pour trois agressions sexuelles sur une femme souffrant d’un grave handicap mental, en août 2010.

La victime habitait le même immeuble que son agresseur. Son état l’empêchait de prendre conscience de la nature des actes commis au moment des agressions, avait rappelé le juge. 

Les viols ont laissé des traces physiques - des pertes de sang - et psychologiques sur elle, avait-t-il souligné. Elle a dû déménager, a souffert d’anxiété, de panique, elle a fait des cauchemars, et eu des pensées suicidaires.

Stéphane Guay avait par ailleurs des antécédents en semblable matière.

En octobre 2008, Guay était entré par effraction chez une femme de Lévis, âgée de 64 ans, qui avait eu la mauvaise surprise de trouver dans son salon l’homme complètement nu. Il avait alors écopé d’une peine de six mois à purger dans la collectivité, suivie d’une probation de trois ans.

Guay avait alors refusé toute thérapie pouvant lui venir en aide. La poursuite jugeait que le risque de récidive était élevé, car l’homme montrait toutes les caractéristiques d’un délinquant sexuel.

Lors de son procès, il n’avait montré guère plus d’intérêt à reconnaître ses problèmes et à recevoir des soins. Trois jours avant de plaider coupable, il s’était dit ouvert à une thérapie, mais le juge a conclu que cette conversion tardive manquait de sincérité.

Le juge avait dénoncé le caractère odieux de cette agression envers un des êtres les plus vulnérables, ce que la société réprouve au même titre que les agressions envers les enfants.

Compte tenu de ces circonstances et de l’absence de volonté de changement de la part de Guay, le juge lui avait imposé une peine de quatre ans de pénitencier et ordonné qu’il soit inscrit à vie au registre des délinquants sexuels.