Alpiniste expérimenté malgré ses 24 ans, Marc-André Leclerc s’entraînait depuis dix ans dans le but de gravir le glacier Mendenhall près de Juneau en Alaska.

Un alpiniste d'origine québécoise disparaît en Alaska

VANCOUVER — Un alpiniste dont la famille est originaire du Québec est porté disparu après avoir fait l’ascension du glacier Mendenhall, près de Juneau en Alaska.

Son père Serge Leclerc, natif de Montréal, est sur place pour suivre l’évolution des recherches, alors que la famille vit des moments difficiles et entretient l’espoir de retrouver l’athlète sain et sauf.

Alpiniste expérimenté malgré ses 24 ans, Marc-André Leclerc s’entraînait depuis dix ans dans le but de gravir le glacier Mendenhall près de Juneau en Alaska, selon ce qu’a confié une amie de son père à La Presse canadienne.

Le jeune homme de 24 ans est porté disparu avec son partenaire Ryan Johnson, un grimpeur de 34 ans qui habite la région de Juneau.

Selon Treya Klassen, Marc-André Leclerc est qualifié et bien entraîné pour survivre dans des conditions difficiles. Elle dit souhaiter qu’il se soit abrité dans une grotte en attendant les secours.

D’après son oncle Richard Leclerc, le jeune alpiniste a réussi à atteindre le sommet qu’il visait. Il aurait réussi à prendre une photo et à communiquer avec son commanditaire.

«Marc-André a aussi eu un échange de textos avec son père. C’est la dernière communication qui a été faite, c’était lundi soir dernier», a indiqué Richard Leclerc.

Toujours selon les informations que détient l’oncle de l’alpiniste, les deux grimpeurs étaient «un peu en doute par rapport à la façon dont ils allaient redescendre».

La dernière communication depuis le sommet «est restée là» sans qu’on sache quel choix de descente a été retenu.

Opération de sauvetage

Les agents de la police d’État de l’Alaska ont été informés mercredi dernier que le duo n’était pas revenu de son expédition sur le glacier.

Marc-André Leclerc et Ryan Johnson ont été déposés près de la crête de la montagne le 4 mars. Le jeune Leclerc a publié une photo sur son compte Instagram le lendemain à l’approche du sommet de 2100 mètres.

Selon les autorités, aucune nouvelle des deux hommes n’aurait été reçue depuis. Le duo devait, selon son itinéraire, rentrer à Juneau mercredi soir dernier, le 7 mars.

Une importante tempête de neige s’est abattue sur la région mercredi et aucun des deux alpinistes n’était équipé d’une radio satellite ou d’un phare d’urgence.

Une partie de leur équipement a été retrouvée par les équipes de sauvetage, mais la recherche pour retrouver les deux individus se poursuit.

Des hélicoptères ont survolé les environs, dimanche, mais ont dû rebrousser chemin en raison de la présence d’un important couvert nuageux.

Une équipe de recherche canine doit se rendre sur place lundi.

Un hélicoptère de la garde côtière et du personnel de Juneau spécialisé en sauvetage en montagne participent aux opérations.

Richard Leclerc soutient que la famille s’accroche à l’espoir puisque les alpinistes ont d’excellentes aptitudes de survie.

«D’un autre côté, on est une semaine plus tard, avec le froid, l’absence de nourriture, l’absence de signes de vie et la forte possibilité qu’il y ait eu une avalanche... Le doute s’installe», admet-il.

Selon le magazine Outside, les deux hommes sont présentés comme des alpinistes de niveau mondial. La publication parle de Marc-André Leclerc comme l’un des meilleurs jeunes alpinistes de la planète. Il est notamment reconnu pour ses ascensions en solitaire réalisées en Patagonie et au Canada.

Le père de Marc-André Leclerc, Serge Leclerc, est né à Montréal. Il est l’avant-dernier d’une famille de 13 enfants. Il s’est établi en Colombie-Britannique où il a fondé sa famille.

Avec Amy Smart, La Presse canadienne

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