Des policiers de la GRC lors de l'opération pour arrêter Justin Bourque à Moncton.

Tuerie à Moncton: le procès de la GRC s'amorce

Trois ans après qu'un tireur eut pris pour cible la Gendarmerie royale du Canada et tué trois policiers, le corps policier se retrouve en procès, à partir de lundi.
Le procès s'attardera aux dispositions du Code du travail et évaluera la gestion par la GRC de la tuerie en 2014 à Moncton, au Nouveau-Brunswick. La conjointe de l'une des victimes a affirmé que ces procédures seraient extrêmement difficiles pour quiconque a été impliqué, mais qu'elles étaient  nécessaires.
Selon Nadine Larche, des changements dans l'organisation doivent être réalisés, disant croire que le dénouement de cette journée tragique aurait été «très différent» si les policiers avaient eu une formation adéquate et des informations et un équipement appropriés.
Son mari, le gendarme Doug Larche, et ses comparses Fabrice Gevaudan et Dave Ross ont été tués, tandis que les gendarmes Éric Dubois et Darlene Goguen ont été blessés lorsque le tireur Justin Bourque a utilisé un fusil semi-automatique pour prendre pour cible des policiers dans la partie nord-ouest de Moncton.
Justin Bourque lors de son arrestation en juin 2014.
Chasse à l'homme
Le carnage a entraîné une chasse à l'homme de 30 heures ayant mobilisé des policiers d'un peu partout dans la région. Il avait été conseillé aux gens dans le secteur de ne pas quitter leur domicile avant que le suspect ne soit maîtrisé.
Justin Bourque a affirmé par la suite qu'il avait voulu lancer une rébellion contre le gouvernement.
Le procès sur la GRC doit s'amorcer lundi devant un juge d'une cour provinciale, et devrait durer jusqu'à la fin juin.
Le ministère fédéral de l'Emploi et du Développement social allègue que la GRC a échoué notamment à fournir à ses membres l'équipement nécessaire et la formation adéquate pour réagir à la menace d'un tireur actif et à assurer en général la santé et la sécurité de ses membres.
La GRC a livré des dénégations de culpabilité en mai 2016.