Le chef du Service de police de la Ville de Montréal Philippe Pichet

Trois autres journalistes auraient été espionnés par le SPVM

La station radiophonique 98,5 FM, de Montréal, rapporte que sa journaliste Monic Néron a bel et bien été placée sous la surveillance d'agents du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Le nom de Mme Néron, une spécialiste des nouvelles policières et judiciaires, avait été évoqué plus tôt mardi par le Journal de Montréal qui affirme que deux autres journalistes, Félix Séguin, du réseau de télévision TVA et Fabrice de Pierrebourg, journaliste indépendant, ont aussi été placés sous surveillance par la police de Montréal.
Ces révélations surgissent dans la foulée des informations dévoilées lundi selon lesquelles Patrick Lagacé, journaliste à La Presse, a été surveillé pendant plusieurs mois afin que le SPVM connaisse l'identité de ses interlocuteurs. Au moins 24 mandats de surveillance ont été accordés par un juge de paix à la demande de la section des Enquêtes spéciales du SPVM qui est chargé de réprimer le crime au sein même des forces de l'ordre.
Les registres d'appels de tous les employés du corps policier auraient été scrutés pour y retracer les numéros de téléphone cellulaire des journalistes visés.
Les dirigeants des principales salles de nouvelles du Québec ont signé une lettre commune pour demander au gouvernement du Québec de prendre des mesures pour garantir la protection des sources journalistiques.
Mardi, un groupe de 14 juristes a quant à lui réclamé une enquête publique sur l'écoute et l'espionnage des médias et journalistes.