Les trois victimes ont été prises en charge par les ambulanciers, mais n'ont pas été transportées à l'hôpital.

Triple agression dans un bus du RTC

Un homme de 47 ans «en crise» a violemment agressé un chauffeur du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et deux passagers dans le secteur Limoilou, en Basse-Ville, vendredi soir.

La situation a forcé l’intervention des policiers de Québec un peu après 20h, au coin du Chemin de la Canardière et de l’avenue de Vitré, là où l’autobus a dû s’immobiliser après des contacts physiques avec le chauffeur.

L’homme était clairement désorganisé selon les policiers, et a été arrêté sur place pour voies de fait. Il a ensuite été rencontré par des enquêteurs, afin de comprendre les raisons de son geste.

Le lieutenant Bisson, du Service de police de la Ville de Québec, a confirmé au Soleil que le suspect devait comparaître par vidéoconférence samedi.

De leur côté, les trois victimes ont été prises en charge par les ambulanciers, mais n’ont pas été transportées à l’hôpital.

Le RTC derrière ses chauffeurs

Joint par Le Soleil en début d’après-midi, le conseiller en communications du RTC, Alexandre Lavoie, affirme que son organisation prend l’incident «très au sérieux».

«Le chauffeur évidemment a été retiré de la route au moment où on se parle, explique-t-il. Le protocole dans ce genre d’événements-là, c’est qu’on l’amène au garage, et on le met en contact directement avec un programme d’aide aux employés, s’il en ressent le besoin.»

Immédiatement, une rencontre est également organisée avec le superviseur du chauffeur dès son retour au travail, afin de déterminer si ce dernier a besoin d’accompagnement supplémentaire.

Gestes «heureusement isolés»

Même s’il reconnaît que «chaque incident de ce genre en est un de trop» pour son organisation, Alexandre Lavoie affirme que ces actes de violence sont peu fréquents, somme toute.

«Je n’ai pas les chiffres exacts, mais je peux vous dire que ça n’arrive pas très souvent. Ce sont des gestes qui, heureusement, sont isolés, parce qu’on prend des actions pour éviter que ça arrive régulièrement.»

Quel genre d’actions? L’installation de caméras de surveillance dans plusieurs des autobus du Réseau de transport de la Capitale, par exemple, dit le porte-parole. «Ça dissuade clairement les clients d’avoir de tels comportements, et surtout, ça nous permet de collaborer avec la police au besoin.»

Plusieurs formations sont également offertes aux chauffeurs à longueur d’année, afin de les aider à prévenir toute forme d’escalade de la violence chez un individu à risque. Certains coins de la ville sont également ciblés, dit M. Lavoie.

«Dans certains secteurs où, par le passé, il y a eu des problématiques, on a des ententes avec des travailleurs sociaux ou des maisons des jeunes, qui se promènent dans nos installations pour éviter qu’il y ait des comportements à problème.»