Jonathan «Flo» Rochette, 32 ans, a été déclaré coupable lundi par un jury de trafic de drogues, de trafic d’argent et de gangstérisme.

Treize ans de pénitencier pour un trafiquant de drogue à grande échelle

Le trafiquant de drogue à grande échelle Jonathan Rochette est condamné à 13 ans de pénitencier. Sa mère Peggy Gagnon, qu’il avait entraînée dans le réseau, écope d’une peine de deux ans moins un jour tandis que son bras droit Antoine Lévesque se voit imposer une peine de cinq ans.

Jonathan «Flo» Rochette, 32 ans, a été déclaré coupable par un jury de trafic de drogues, de trafic d’argent et de gangstérisme. Gagnon, 67 ans, et Lévesque, 29 ans, ont été déclarés coupables de trafic.

Le réseau de Rochette livrait dans la région de Québec des quantités «impressionnantes» — le mot est du juge Louis Dionne de la Cour supérieure — de drogues dures : méthamphétamines et cocaïne surtout, mais aussi ecstasy, GHB, cannabis, PCP.

Les policiers de l’Escouade régionale mixte de la région de Québec ont observé les activités du réseau durant presque un an. Plusieurs livreurs s’approvisionnaient dans les caches et se rapportaient à la tête dirigeante Jonathan Rochette, à l’aide de téléphones cryptés. Antoine Lévesque était l’homme de confiance de Rochette, chargé notamment de trouver des caches sécuritaires, tandis que Peggy Gagnon se contentait de compter les pilules avant de les ensacher.

Lors d’une entrée subreptice des policiers dans l’une des caches, les agents ont vu une quantité de 255 000 comprimés prêts à la vente. En août 2016, un livreur s’est fait arrêter en possession de 299 000 comprimés de méthamphétamines, qu’il venait d’aller chercher chez Peggy Gagnon.

Substance pernicieuse

Dans l’imposition de sa peine, le juge Louis Dionne a évidemment tenu compte des quantités de stupéfiants mises sur le marché par Rochette et cie. Mais aussi de la nocivité particulière des substances. «La méthamphétamine est une drogue de synthèse pernicieuse présentée sous forme de comprimés attrayants, souvent de couleurs variées et bon marché, par rapport à la cocaïne, ce qui la rend plus accessible et en favorise la consommation par les plus jeunes», rappelle le juge Dionne.

Jonathan Rochette avait un antécédent en matière de possession de drogue dans le but d’en faire le trafic. Il était toujours sous le coup d’une peine avec sursis lorsqu’il gérait son réseau de vente de drogue. 

Une fois soustraite la détention provisoire, Rochette devra purger encore huit ans et demi de prison.

Sa mère, Peggy Gagnon, n’avait aucun antécédent judiciaire. Le juge Dionne note que sa naïveté, ses problèmes de jeu et son attrait pour le gain facile l’ont amenée à fermer les yeux.

Antoine Lévesque aura lui encore quatre ans et quatre mois à purger, une fois soustraite la détention provisoire. Il a tenté de se disculper à l’occasion des représentations sur la peine; le juge Dionne ne lui accorde aucune crédibilité.