«Plus tu rentres de bénévoles une affaire comme celle qui se déroule le secteur de Saint-Apollinaire pour chercher Martin Carpentier, plus tu viens dans le trouble», souligne Paul Laplante, ancien chef de l’Escouade Carcajou-Québec.
«Plus tu rentres de bénévoles une affaire comme celle qui se déroule le secteur de Saint-Apollinaire pour chercher Martin Carpentier, plus tu viens dans le trouble», souligne Paul Laplante, ancien chef de l’Escouade Carcajou-Québec.

Traque de Martin Carpentier: un expert questionne la présence de bénévoles

Même s’ils sont formés en recherche et sauvetage, l’ancien policier de la Sûreté du Québec Paul Laplante émet de sérieuses réserves sur la présence de bénévoles pour participer à une chasse à l’homme.

«Plus tu rentres de bénévoles une affaire comme celle qui se déroule le secteur de Saint-Apollinaire pour chercher Martin Carpentier, plus tu viens dans le trouble. Est-ce qu’un bénévole est habilité pour chercher un fugitif? Pas du tout. En plus, si le suspect est armé, la mort peut être au rendez-vous. Un bénévole est bon quand tu recherches un enfant égaré ou personne qui fait de l’alzheimer. En plus, peu ou pas formés et non encadrés, ils vont contaminer la scène de crime», souligne Paul Laplante, ancien chef de l’Escouade Carcajou-Québec.

«Personne ne doit s’improviser justicier sans supervision des forces policières. Une chasse à l’homme, ce n’est pas une place pour jouer au héros», insiste l’enquêteur d’élite.

Rappelons que le suspect aurait été impliqué dans une collision le 8 juillet dernier sur l’autoroute 20 Est à la hauteur du km 288 à Saint-Apollinaire. Quelques instants avant la collision, il était avec les deux jeunes filles. Tous les trois étaient recherchés dans le cadre d’une alerte Amber déclenchée jeudi après-midi, qui a pris fin après la découverte des corps des enfants. Au moment d’écrire ses lignes, Martin Carpentier est toujours activement recherché par les policiers.

Toute personne qui apercevrait Martin Carpentier est priée de ne pas tenter d’intervenir et de communiquer avec le 911. De plus, toute information pouvant permettre de le retracer peut être communiquée, confidentiellement, à la Centrale de l’information criminelle de la Sûreté du Québec au 1 800 659-4264.

Par Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L’Hebdo Journal