Selon la SQ il est extrêmement difficile pour quiconque, surtout pour une personne traquée, de résister pendant aussi longtemps à un séjour dans une forêt aussi dense.
Selon la SQ il est extrêmement difficile pour quiconque, surtout pour une personne traquée, de résister pendant aussi longtemps à un séjour dans une forêt aussi dense.

Traque de Carpentier : les policiers n'ont pas baissé les bras, assure la SQ

Marc Allard
Marc Allard
Le Soleil
La Sûreté du Québec n'a pas abandonné la traque de Martin Carpentier malgré la suspension des recherches terrestres dans Lotbinière, assure la SQ, qui demande aux citoyens du secteur de rester vigilants.

Suspendues depuis samedi soir, les recherches dans le triangle Saint-Apollinaire-Saint-Agapit-Laurier-Station ne représentent qu'une partie de l'enquête en cours pour retrouver Martin Carpentier, fait valoir l’inspecteur-chef Guy Lapointe, directeur des communications de la SQ.

«Il ne faut absolument pas tirer de conclusion et dire : "les policiers baissent les bras", dit M. Lapointe. Ce n'est absolument pas le cas.»

«Quand on dit que là on suspend, on ne parle pas de finalité, ajoute-t-il. On pourrait retourner sur les lieux en fonction des informations qu'on reçoit». 

Critiquée dans les médias et sur les réseaux sociaux après la suspension des recherches terrestres, la SQ a voulu rectifier le tir, lundi matin, sur sa volonté de poursuivre la traque de Carpentier, soupçonné d'avoir enlevé ses deux filles, Norah et Romy, retrouvées sans vie le 11 juillet dans un secteur boisé près du rang Saint-Lazare, à Saint-Apollinaire. 

Lundi, lors d'un point de presse sur la COVID-19, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a réitéré sa confiance envers la SQ concernant la traque de Carpentier. Bien que la SQ ait retiré des effectifs sur le terrain dans Lotbinière, l'enquête se poursuit, a-t-elle souligné. 

«Sachez que tous les efforts continuent d'être déployés pour retrouver Martin Carpentier», a-t-elle dit. 

Après dix jours de recherches terrestres dans la Lotbinière, la SQ a cessé dimanche d'envoyer des dizaines de policiers chaque jour dans les bois et dans les champs du secteur, en véhicule tout-terrain, à pied ou accompagné chiens pisteurs.

«Ce n'est pas un désengagement, précise Guy Lapointe. Les policiers vont continuer d'être présents dans le secteur. Il va y avoir plus de patrouilles. Sauf que nous, ce qu'on considère, c'est que ce secteur-là, on l'a fouillé au mieux de ce qu'on pouvait. À défaut de recevoir des informations nouvelles, pour le moment, on ne voit pas la valeur ajoutée de continuer une opération alors qu'il y a un paquet d'autres choses qui se font en parallèle au niveau de l'enquête.»

Martin Carpentier est recherché par la SQ.

La Sûreté du Québec demande aux résidents de Saint-Apollinaire, de Saint-Agapit et de Laurier-Station de rester à l'affût et de continuer à transmettre toute information susceptible d'être pertinente à la SQ.

«Si vous voyez un individu qui pourrait correspondre et qui a une physionomie semblable, n'hésitez pas, communiquez avec nous, dit M. Lapointe. On préfère de loin se déplacer pour rien que quelqu'un prenne sur lui ou sur elle de dire : "ouin, ça ne lui ressemble pas tant que ça, je n'appellerai pas"».

Depuis que Martin Carpentier a fait une nébuleuse embardée le 8 juillet sur l'autoroute 20, à Saint-Apollinaire, la SQ a reçu, traité, validé et analysé plus de 1000 signalements. Les policiers ont fouillé plus de 700 adresses, dépendances, chalets et autres lieux pour trouver des indices.

En dépit de ce déploiement, Martin Carpentier demeure introuvable depuis 12 jours.