Les autorités auraient mis trois heures à contrôler l'animal.

Transporté d'urgence après s'être fait mordre par son chien

L'attaque violente d'un chien envers son maître survenue samedi dans Val-Bélair n'aura fait aucun surpris parmi les voisins de la victime. Le chien était en effet craint de la majorité d'entre eux depuis plusieurs mois déjà.
Samedi après-midi, la victime a été transportée d'urgence à l'hôpital après s'être fait mordre au visage par son chien, qui serait de type pitbull, dans son logement des Habitations Ste-Geneviève, un immeuble de l'OMHQ-SOMHAC situé au 5260, route Sainte-Geneviève. L'homme d'une trentaine d'années aurait subi «une bonne lacération au niveau de la lèvre inférieure», indique le lieutenant Patrick Shallow, du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).
Des employés du refuge pour animaux Les fidèles moustachus, à qui la Ville de Québec a confié le contrat de gestion animalière en 2016, ont par la suite mis près de trois heures à contrôler l'animal, et ont fait appel à un maître-chien du SPVQ «par prévention», précise le lieutenant Shallow. Une dizaine de locataires auraient été évacués de l'immeuble à la suite de l'attaque, le temps que l'animal soit pris en charge par les autorités.
«Quand j'ai entendu les policiers parler d'un chien dangereux, j'ai tout de suite su que c'était Lady Di», mentionne une locataire des Habitations Ste-Geneviève à propos du chien concerné. Celle-ci raconte que l'animal avait changé de comportement depuis quelques mois, et que son maître ne prenait pas le problème au sérieux. La situation était telle que pour éviter de tomber nez à nez avec lui, «ma fille ne descendait plus toute seule» l'escalier de l'immeuble. Car même attaché, l'animal était dangereux, laisse-t-elle entendre. 
Voisins pas surpris
Cette locataire d'un appartement de l'Office municipal d'habitation de Québec (OMHQ) est allée jusqu'à demander un transfert de logement au tout début du mois de janvier. 
Selon une autre voisine, le chien aurait récemment sauté sur un petit garçon à l'extérieur de l'immeuble, ne lui causant toutefois aucune blessure.
Même son de cloche de la part d'autres locataires rencontrés par Le Soleil, qui s'inquiètent maintenant de la suite des choses. Ils espèrent que le chien ne sera pas de retour dans l'immeuble, mais se disent par ailleurs tristes de la tournure des événements. «C'est une bonne chienne. [...] J'aurais jamais pensé qu'elle puisse mordre» son maître, se désole une voisine.
Samedi soir, personne au SPVQ ou aux Fidèles moustachus n'a pu dire avec certitude ce qu'il adviendrait de l'animal. D'après le Règlement sur les animaux domestiques, le directeur du service de police peut «soumettre un chien dangereux à l'examen [...] afin d'évaluer son état de santé ou d'estimer sa dangerosité». À la lumière des recommandations émises par le ou les experts, le directeur devrait ensuite faire appliquer les mesures jugées appropriées dans les circonstances. Ces mesures peuvent inclure l'euthanasie, le musellement ou la stérilisation de l'animal.