Les pompiers de Québec s'affairent à éteindre l'incendie dans le véhicule qui avait fait une embardée sur la rue du Cénacle, à Beauport.

Tiré de sa voiture en flammes par deux bons samaritains

Un homme qui avait eu un malaise ou avait été incommodé par la fumée a été tiré de son véhicule en flammes par deux bons samaritains vendredi après-midi après avoir fait une embardée sur la rue du Cénacle, à Beauport.

«Je roulais en voiture sur la rue du Cénacle quand j’ai vu cette voiture en feu. Je n’ai pas hésité, je suis allé me stationner et je suis sorti pour aller aider l’homme qui était resté immobile à l’intérieur», a raconté au Soleil Yves Côté. Ce résident de Beauport rentrait chez lui à 13h43 quand il a constaté que le conducteur de la voiture accidentée, entre les rues Saint-Jules et Matte, était en détresse.

Selon M. Côté, la BMW blanche avait embouti un banc de neige, des flammes se dégageaient du compartiment moteur et la fumée avait déjà envahi l’habitacle de l’automobile. Un autre homme qui passait par là a aussi eu l’idée de venir en aide à l’infortuné conducteur. «C’est une bonne chose qu’on ait été deux car seul, je crois que je n’aurais pas été capable de le sortir de sa voiture», explique Yves Côté.

Victime inconsciente

Les deux hommes ont dû passer l’homme inconscient par-dessus la console pour l’extirper de sa voiture. «Ce n’est pas évident de sortir un homme de 225 ou 250 livres de là, surtout quand il a perdu connaissance. Il y avait vraiment beaucoup de fumée. Il a fallu que j’arrête de respirer quelques secondes pendant qu’on le sortait de là», poursuit-il. Ensemble, ils ont réussi à transporter la victime dans le véhicule de l’autre bon samaritain avant l’arrivée des policiers, qui avaient été contactés par une femme, témoin de l’accident.

«Soit qu’il a eu un malaise ou soit que l’incendie était déjà commencé et qu’il a été incommodé par la fumée, indique M. Côté. Dans un cas ou l’autre, il était vraiment temps qu’il sorte de là!»

Intervention rapide

Quand les pompiers sont arrivés sur place, ils ont éteint l’incendie avec des jets d’eau pendant que l’homme reprenait ses esprits et était transporté à l’hôpital par ambulance.

Le porte-parole des pompiers de Québec, Bill Noonan, a signalé que l’intervention des sapeurs avait pris fin vers 14h30, que le conducteur n’avait pas subi de blessure grave et qu’il avait marché lui-même vers l’ambulance. La thèse du malaise est pour l’instant le scénario le plus probable étudié par les enquêteurs. L’automobile a ensuite été remorquée et l’épandage d’abrasifs a été effectué sur la rue du Cénacle, dont la chaussée était très glissante.