Le policier Charles-Scott Simard

Tir sur une manifestante: 2 jours sans salaire pour le policier Simard

Le tireur de l’unité de contrôle de foule de la police de Québec Charles-Scott Simard écope d’une suspension de deux jours pour son tir au visage d’une manifestante.

Après une enquête publique, le Comité de déontologie policière en était venu à la conclusion que Charles-Scott Simard n’avait pas utilisé son fusil à irritant chimique avec prudence et discernement à l’égard de la manifestante anti-austérité Naomie Tremblay-Trudeau le 26 mai 2015, devant l’Assemblée nationale.

La jeune femme a été atteinte au visage par les débris d’une cartouche et a dû être traitée pour des abrasions.

Le 26 mai 2015, devant l’Assemblée nationale, Naomie Tremblay-Trudeau (ici quelques jours après l'événement) a été atteinte au visage par les débris d’une cartouche et a dû être traitée pour des abrasions.

Le Commissaire à la déontologie policière, qui joue le rôle de poursuivant, réclamait une suspension de sept jours.

Aux yeux du Commissaire, l’inconduite du policier Simard est grave, car l’agent, pourtant formé comme préposé aux irritants chimiques, a tiré trop haut et à moins d’un mètre de la manifestante.

L’avocat du policier suggérait pour sa part l’imposition d’une réprimande. Le procureur a souligné que les blessures subies par la jeune manifestante n’ont pas laissé de séquelles et que l’agent membre de l’unité de contrôle de foule avait été victime de menaces sur les réseaux sociaux après l’événement.

Charles-Scott Simard n’avait aucun antécédent déontologique.

Le président du Comité de déontologie policière note qu’il y a eu «des excès pour ne pas dire des dérapages sérieux» sur les réseaux sociaux lorsque le nom du préposé aux irritants chimiques a été connu. Un individu a été arrêté pour des menaces à l’agent Simard.

Pour tenir compte de ce contexte, mais aussi pour envoyer un message dissuasif aux autres agents, le Comité de déontologie policière choisit d’imposer une suspension sans salaire de deux jours.