Le palais de justice de Québec

Suicide en salle d’audience: pas de défaillance dans la sécurité

Le coroner ne note aucune négligence autour du suicide de l’ex-professeur de chimie Nicolas Boudreau en pleine salle de cour au palais de justice de Québec, le 21 mars 2017.

L’homme de 52 ans, ancien enseignant au cégep de Limoilou, a reçu ce jour-là une peine de six mois de prison pour possession de pornographie juvénile. 

Tout de suite après le prononcé de la peine, Boudreau s’est levé, a sorti un petit flacon transparent de sa poche de pantalon et en a ingurgité le contenu. 

Il s’est ensuite effondré au sol. Les constables spéciaux lui ont aussitôt prodigué des manœuvres de réanimation. 

À l’arrivée à l’hôpital, Nicolas Boudreau était inconscient. Malgré des soins intensifs adéquats, note le coroner Jean-Marc Picard, son état s’est détérioré et il est décédé 24 heures plus tard.

Les tests toxicologiques ont révélé dans le sang de M. Boudreau un taux de cyanure de 150 et 200 μmol/l pour une normale de 0 à 5 μmol/l.

Le coroner souligne dans son rapport que Nicolas Boudreau était dépressif depuis son arrestation en 2013. Il avait parlé à des amis de son «plan de sortie», le suicide, advenant une peine de prison. 

En raison des propos suicidaires, il y avait deux plutôt qu’un seul constable dans la salle d’audience. «Malheureusement, il a déjoué tout le monde, constate le coroner, sans noter de défaillance de sécurité. Chimiste, il avait été parfaitement planifié son geste avant de passer à l’acte.»