Un jeune homme qui avait tenté, via Snapchat, de convaincre une adolescente de 15 ans d’avoir des relations sexuelles avec lui est condamné à la peine minimale de six mois prévue pour le crime de leurre informatique.
Un jeune homme qui avait tenté, via Snapchat, de convaincre une adolescente de 15 ans d’avoir des relations sexuelles avec lui est condamné à la peine minimale de six mois prévue pour le crime de leurre informatique.

Six mois pour du leurre sur Snapchat

Un jeune homme qui avait tenté, via Snapchat, de convaincre une adolescente de 15 ans d’avoir des relations sexuelles avec lui est condamné à la peine minimale de six mois prévue pour le crime de leurre informatique.

Olivier Genest, 22 ans, travaillait au même restaurant que sa victime âgée de 15 ans. Il était son chef de quart de travail.

À l’été 2018, Genest communique à plusieurs reprises avec l’adolescente en lui disant qu’il désire coucher avec elle. En utilisant l’application Snapchat, il lui envoie une photo de son pénis et une vidéo dans laquelle il regarde un film pornographique. Cette application est conçue de manière à ce que les images transmises s’effacent rapidement après leur consultation.

Le jeune homme demande à la jeune fille des photos de ses seins. Elle refuse, mais Genest continue d’insister.

Il arrêtera seulement au bout de trois mois, lorsqu’il apprend que l’adolescente a fait une tentative de suicide. Il lui écrit aussitôt pour s’excuser.

En cour, l’accusé a tenté de minimiser sa responsabilité en disant qu’il n’aurait jamais été jusqu’à avoir des relations sexuelles avec l’adolescente. Les conversations sexuelles suffisaient à le stimuler, disait-il.

Dans sa décision sur la peine, le juge Steve Magnan de la Cour du Québec retient que Genest avait ciblé une fille plus jeune et plus facile à impressionner. «L’accusé entretenait des échanges sexués dans un but purement égoïste et a choisi délibérément une personne vulnérable», constate le juge.

Le comportement de Genest a freiné considérablement le développement de la jeune fille à une période cruciale de sa vie, note le juge. L’accusé n’imaginait sûrement pas que l’adolescente attenterait à ses jours, dit le juge, mais il aurait dû anticiper son stress et sa nervosité.

L’accusé est sans antécédent judiciaire. Il a mis un terme à ses aspirations de devenir policier. 

Malgré un portrait plutôt positif et des remords sincères, les facteurs aggravants l’emportent sur les facteurs atténuants et la peine minimale de six mois prévue au Code criminel est appropriée dans les circonstances, estime le juge.

Après sa peine, Olivier Genest sera en probation durant deux ans.