Le palais de justice de Québec

Séropositif et coupable d'agression sexuelle grave

Un homme de Lévis, Simon Roussel, 46 ans, porteur du VIH et de l'hépatite C, a reconnu avoir commis une agression sexuelle grave en ayant des relations sexuelles avec une conjointe sans lui révéler son état. C'est la deuxième fois que Roussel est coupable du même crime.
Simon Roussel
Roussel est porteur du virus du sida et de l'hépatite C depuis 2001 et a déjà fait une trithérapie. Sa charge virale est indétectable; il a un 1 % de chance de transmettre la maladie. Malgré tout, ses médecins l'ont avisé qu'il devait absolument utiliser un préservatif ou informer ses partenaires sexuelles chaque fois.
Roussel va négliger de le faire tout au long de sa récente liaison avec une femme de la région de Québec. Ce sont les policiers qui ont annoncé à la dame la condition médicale de l'individu, provoquant tout un choc.
Simon Roussel et la femme s'étaient connus grâce à un site de rencontres. Leur première relation sexuelle a été protégée. La femme a toutefois accepté d'abandonner les condoms lorsque l'individu l'a rassurée sur son état de santé. Ils auraient eu des relations sexuelles sur une base quotidienne durant plusieurs mois.
Voleur et fraudeur
Simon Roussel, qui a une longue feuille de route de voleur et de fraudeur, a aussi plaidé coupable vendredi aux accusations d'avoir volé des bijoux à sa conjointe et d'avoir contrefait sa signature sur un chèque. Il a également dérobé un ordinateur portable et un téléphone intelligent à son employeur. 
En 2005, Simon Roussel avait plaidé coupable à une accusation de voies de fait graves pour ne pas avoir divulgué sa condition à sa conjointe de l'époque et avoir eu plusieurs relations sexuelles non protégées. Il avait écopé d'une peine de 38 mois de pénitencier.
En raison du caractère récidiviste de l'individu, la procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie a obtenu du tribunal que Roussel soit examiné par des psychiatres de l'Institut Louis-Philippe-Pinel à Montréal. Les spécialistes évalueront si l'homme doit être déclaré délinquant dangereux ou à contrôler. Cette demande d'examen n'a pas été contestée par la défense.
Le dossier reviendra à la cour le 31 mars.