Sept mois pour avoir frappé le nouveau copain de son ex

Éconduit et mis à la porte par sa petite amie, Kevin Thériault a été incapable d'accepter de voir leur voisin de palier emménager avec son ex deux jours seulement après leur rupture. Sa réaction violente lui a cependant valu lundi un séjour de sept mois derrière les barreaux.
Les événements sont survenus alors que celle qui était la copine de Thériault depuis deux ans et avec qui il a un enfant de huit mois avait décidé de mettre fin à la relation. Elle lui avait aussi demandé de quitter l'appartement qu'ils partageaient ainsi que l'immeuble, ce que Thériault avait accepté de faire.
Le 17 juillet dernier, deux jours après la rupture, Thériault est cependant revenu dans son appartement et a eu la surprise de trouver sur place le nouvel ami de coeur de son ex, qui était aussi leur voisin de palier. Il l'a frappé en plein visage en le poussant et celui-ci s'est heurté la tête contre le cadre de porte en tombant. Il lui a également dit qu'il allait lui «cr.. une volée».
Lorsque la police est arrivée sur les lieux après que la femme eut composé le 9-1-1, son nouvel ami était dehors et tenait un marteau dans ses mains. Il l'a lâché pour collaborer avec les policiers, à qui il a expliqué qu'il venait de se battre avec Thériault, l'ex-conjoint de sa nouvelle flamme.
À ce moment, Thériault était sous probation pour une période de deux ans. Après son arrestation, il s'était aussi engagé à ne plus tenter de communiquer avec son ex-conjointe, engagement qu'il a brisé 10 jours plus tard en lui téléphonant de la prison pour lui demander de venir le voir avec leur enfant.
Thériault a ainsi plaidé coupable lundi à des accusations d'avoir omis de se conformer à un engagement, à l'une des conditions de son ordonnance de probation et des chefs de menaces de mort et de voies de fait.
Feuille de route remplie
L'avocate de la Couronne, Me Andrée-Anne Tremblay, a souligné que Thériault avait une «feuille de route bien remplie» en matière criminelle et qu'il revenait au moins une fois par année devant le tribunal depuis 2014. Me Tremblay et l'avocat de Thériault, Me Denis Bernier, ont fait la suggestion commune d'une peine de sept mois de prison de laquelle on déduirait la détention préventive équivalent à neuf jours.
Le juge Bernard Lemieux a accepté la proposition, imposant également une ordonnance de probation d'un an à Thériault dès sa sortie de prison avec une interdiction de communiquer avec la victime.