«On se sent très interpellés, car on est une université, on est un lieu de diversité culturelle. On a une bonne communauté musulmane, autant chez nos étudiants que chez nos employés», a déclaré le vice-recteur Éric Bauce.

Sécurité renforcée autour du lieu de culte à l'Université Laval

Pôle de la communauté musulmane de Québec, l'Université Laval a renforcé d'un cran la sécurité de son établissement depuis dimanche soir, afin de sécuriser ses lieux de culte.
Située dans les résidences de l'Université Laval, le lieu de prière musulmane n'a pas été fermé, mais est surveillé étroitement par des agents de sécurité. L'Université Laval a augmenté le nombre de patrouilles sur son campus, sans toutefois faire appel à plus d'agents que ne compte son service de sécurité. 
Le recteur de l'Université Laval Denis Brière et le vice-recteur Éric Bauce se sont adressés aux médias à 8h30 lundi matin, afin de dénoncer les actes terroristes survenus la veille, au Centre culturel islamique de Québec. 
«Ce sont des actes odieux, inhumains, des actes terroristes que nous condamnons haut et fort à l'Université Laval», a souligné M. Brière. Le recteur a rappelé sa solidarité avec toute la communauté musulmane qui étudie ou travaille dans son établissement. 
Il a rappelé que les services d'aide psychologique de l'Université sont disponibles et «à l'écoute» pour ceux qui en ressentiraient le besoin. 
«On se sent très interpellés, car on est une université, on est un lieu de diversité culturelle. Vous savez qu'à Québec, l'Université est le point d'entrée de beaucoup d'immigration. On a beaucoup d'étudiants de partout à travers le monde. On a une bonne communauté musulmane, autant chez nos étudiants que chez nos employés», a quant à lui expliqué le vice-recteur Éric Bauce.
La direction de l'Université Laval a refusé de confirmer ou d'infirmer que le suspect de l'attentat était un étudiant de l'Université Laval. Le vice-recteur, Éric Bauce, a toutefois indiqué que l'Université était en lien avec les autorités policières depuis dimanche soir. Aucune perquisition n'a toutefois eu lieu directement sur le campus. 
Questionné à savoir si des groupes islamophobes ou islamistes radicaux pouvaient fomenter à l'intérieur de l'institution, M. Bauce a indiqué ne pas avoir d'information vérifiée à cet effet. 
«On n'a pas ce genre d'indication, ce genre de signaux des membres de notre communauté», a-t-il répondu.