Le juge Alain Morand de la Cour du Québec n’a pas cru la version de Samuel Cozak, 28 ans, qui disait avoir atteint accidentellement un agent correctionnel qui voulait l’amener de force dans le secteur de la protection de l’Établissement de détention de Québec.
Le juge Alain Morand de la Cour du Québec n’a pas cru la version de Samuel Cozak, 28 ans, qui disait avoir atteint accidentellement un agent correctionnel qui voulait l’amener de force dans le secteur de la protection de l’Établissement de détention de Québec.

Samuel Cozak coupable de voies de fait sur un agent correctionnel

Isabelle Mathieu
Isabelle Mathieu
Le Soleil
L’étudiant en droit Samuel Cozak a été déclaré coupable de voies de fait sur un agent correctionnel mercredi.

Le juge Alain Morand de la Cour du Québec n’a pas cru la version de Cozak, 28 ans, qui disait avoir atteint accidentellement un agent correctionnel qui voulait l’amener de force dans le secteur de la protection de l’Établissement de détention de Québec.

L’événement est survenu le 22 décembre 2015. À ce moment, Samuel Cozak, son père et son frère étaient incarcérés en attente de leur procès pour production de drogue. Ils ont éventuellement eu un arrêt des procédures pour cause de délais déraisonnables.

La direction de la prison avait décidé d’envoyer Samuel et Daniel Cozak dans un secteur de protection, disant vouloir assurer leur sécurité.

Refus de transfert

Le fils et le père ont refusé le transfert et refusé de signer le document stipulant qu’ils avaient décliné l’offre de protection.

Alors qu’ils étaient incarcérés dans la salle de consultation des preuves, Samuel Cozak est grimpé sur un chariot métallique.

Lorsque les agents ont commencé à pénétrer dans la pièce, le détenu s’est accroché à une barre au plafond et s’est élancé, atteignant un agent correctionnel à la poitrine. Samuel Cozak a ensuite reçu un jet de gaz irritant et a été immobilisé par les agents.

Toute la scène a été filmée par un agent et présentée au juge lors du procès.

Samuel Cozak s’est défendu en se disant victime d’un complot des agents correctionnels, irrités des nombreuses plaintes qu’il avait portées depuis le début de son incarcération. L’accusé affirmait s’être lancé dans le vide les yeux fermés, aveuglé par un premier jet de gaz, invisible sur les images, et n’avoir jamais vu l’agent.

Après avoir analysé les images, le juge Morand qualifie de non crédible la version de Samuel Cozak.

«Le geste de l’accusé de se projeter sur l’agent était manifestement volontaire», conclut le juge Morand.

Les représentations sur la peine auront lieu la semaine prochaine.