Le SPVQ recommande aux propriétaires de véhicules de les stationner dans un endroit bien éclairé.

Recrudescence de vols dans les voitures à Québec

Le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a mis la population en garde, lundi, face à une recrudescence du nombre de vols dans les véhicules sur le territoire de la capitale ces dernières semaines.

«Le SPVQ constate une augmentation de vol dans les véhicules stationnés sur son territoire. Ce sont plusieurs dizaines de dossiers qui nous ont été rapportés dans les dernières semaines», explique le porte-parole Étienne Doyon, dans un communiqué émis lundi. Ces vols seraient particulièrement concentrés au centre-ville. «Les suspects sondent les portes pour subtiliser les objets convoités ou fracassent une fenêtre pour avoir accès à l’habitacle […] Les endroits ciblés par les voleurs sont souvent le rangement entre les deux sièges avant du véhicule et le coffre à gant», poursuit M. Doyon.

Le SPVQ remarque également que des fraudes bancaires découlent de ces vols, notamment de cartes de crédit. C’est d’ailleurs un enquêteur en matière de fraude qui a sonné l’alarme. 

Dans sa missive, le SPVQ recommande aux propriétaires de véhicules de les stationner dans un endroit bien éclairé et de ne laisser aucun objet de valeur à l’intérieur.

Deux jours avant la diffusion de ce communiqué, la collègue Mylène Moisan abordait justement ce type de vols dans une chronique parue samedi. Elle relatait notamment une série de vols dans des voitures, seulement dans le quartier Limoilou, dont plusieurs ont été rapportés sur les réseaux sociaux. Depuis le début de l’année, 167 vols dans des véhicules ont été commis dans l’arrondissement de La Cité–Limoilou. 

La chronique dénonçait notamment la façon dont pareils dossiers étaient traités par le SPVQ. «Pour les vols de moins de 5000 $ où on n’a ni suspect, ni indice, ni témoin, on soumet un numéro et le dossier est mis en suspens», expliquait Cyndi Paré, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec. «Le dossier n’est pas transféré à un enquêteur. Après ça, les personnes peuvent faire le cheminement de leur côté.»