Pour François Deschamps, instigateur du mouvement Bienvenue aux réfugiés à Québec, un tel drame était malheureusement prévisible.

«Québec est en deuil»

«Québec est en deuil.» C'est ce qu'a déclaré le maire Régis Labeaume sur sa page Facebook quelques heures après la fusillade qui a fait plusieurs morts dimanche dans une mosquée de Sainte-Foy.
«La violence et l'intolérance à l'égard de qui que ce soit, groupes ou individus, est tout simplement injustifiable et inacceptable. Mes premières pensées vont aux familles des victimes et à tous les fidèles de la mosquée de Sainte-Foy. Toute la ville est avec vous et nous serons à vos côtés afin de traverser cette terrible épreuve qui dépasse la raison. Demeurons unis, la solidarité est la meilleure réponse à offrir devant cette tragédie humaine et gratuite.»
Le maire de Québec a par ailleurs souhaité du courage à ses citoyens. «Nous en aurons besoin dans les jours à venir!»
La chef de Démocratie Québec, Anne Guérette, s'est dite également «bouleversée» par les tragiques événements. «On a vu des choses comme ça se produire à plusieurs endroits sur la planète. Peut-être qu'on s'est sentis loin de tout ça. Mais là, on se rend compte que ça peut se produire n'importe où.»
«C'est bouleversant, c'est triste. Toutes mes pensées vont aux nombreuses victimes, mais également à ceux qui restent», ajoute la chef de Démocratie Québec. «C'est triste, parce que notre ville est une ville où habitent des gens chaleureux, accueillants et non violents, en grande majorité. C'est beaucoup plus ça que nous sommes que ce qui s'est produit ce soir.»
«Il faut garder la tête froide»
Mais malgré la violence du geste commis, «il faut garder la tête froide», rappelle Mme Guérette. «Il faut faire très attention à ne pas s'embarquer dans une escalade. [...] Il faut lancer un message de tolérance et de respect.»
Pour François Deschamps, instigateur du mouvement Bienvenue aux réfugiés à Québec, un tel drame était malheureusement prévisible. «Ce qui me traumatise, c'est que je suis obligé de dire que je ne suis pas surpris», exprime l'observateur des mouvements d'extrême droite au Québec. Du même souffle, il ajoute que tous devraient «prendre le temps d'être triste» avant d'essayer de comprendre et de rationnaliser la situation. Dans cette optique, une vigile aura lieu en fin de journée lundi à Québec. Le lieu reste toutefois à déterminer.