Les Colombiens Mauricio Rivera Sierra, Jherson Montanez Carreno, Carlos Alberto Antonio Bello et Edisson Mauricio Reinos ont comparu devant la cour le 22 juillet et ont plaidé coupables au début décembre.

Québec ciblée par un gang de voleurs colombiens

Québec, destination touristique pour cambrioleurs? Il semble bien que oui...

L’histoire des Colombiens Mauricio Rivera Sierra, Jherson Montanez Carreno, Carlos Alberto Antonio Bello et Edisson Mauricio Reinoso est plutôt troublante.

Les quatre hommes, et un cinquième complice toujours au large, arrivent au Canada entre la fin mai et la fin juin 2017 par l’aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, à Dorval et par celui de Calgary.

Ils présentent aux douaniers de faux passeports mexicains. Contrairement aux Colombiens, les Mexicains peuvent entrer au Canada sans visa.

Le 27 juin, l’un des membres du gang loue une voiture avec option d’achat à Saint-Hubert près de Montréal. Il ne fera qu’un seul paiement.

À la mi-juillet, trois des Colombiens s’introduisent au Marché Richelieu du chemin Saint-Louis et commettent un méfait sur le système de surveillance par caméra.

Le gang des Colombiens va ensuite commettre trois vols dans des résidences unifamiliales de la rue Saint-Félix à Cap-Rouge, de la rue de Préaux à Beauport et du chemin des Quatre-Bourgeois à Sainte-Foy.

Les voleurs dérobent des bijoux, des produits de beauté, du parfum pour femme et des lunettes soleil de grande valeur. Beaucoup d’objets seront retrouvés lorsque les voleurs se font repérer le 21 juillet par des employés du Marché Richelieu du chemin Saint-Louis.

En fouillant les voitures des suspects, les policiers trouvent plusieurs vêtements de rechange. Pour faire du repérage, les Latino-Américains s’étaient approchés d’une des maisons habillés en joueurs de soccer, avec jambières et ballon.

Les policiers mettent aussi la main sur des outils de cambriolage, notamment une ponceuse orbitale, des lames pour scier de différentes tailles et une échelle extensible.

Les quatre hommes ont comparu devant la cour le 22 juillet et ont plaidé coupables au début décembre.

En cours d’enquête, les policiers ont compris que les cambrioleurs colombiens n’en étaient pas à leur premier séjour touristique. Ils ont commis des crimes semblables aux États-Unis et au Royaume-Uni en plus de ceux perpétrés dans leur pays natal. 

Le procureur de la Couronne Me Christian Gauthier et l’avocat de défense Me Marc Delisle se sont entendus pour suggérer au juge Michel L. Auger une peine de 21 mois de détention, dont il restait 13 mois à purger au moment du prononcé. Dès la fin de leur peine, les Colombiens seront extradés.

L’un d’eux a tenu à dire, en espagnol, «au juge et au gouvernement du Québec et du Canada» qu’il était vraiment repenti. «Nous en prenons acte», a répondu le juge Auger, avec l’aide de l’interprète.

La mafia aux aguets

Pendant que les voleurs colombiens sévissaient dans la région, un homme d’affaires a dénoncé le vol de 500 000$ de bijoux dans son condo de Sillery. Les Colombiens n’ont toutefois rien à voir avec ce vol, conclut la police. 

Le lien fait dans les médias entre leur arrestation et le vol de bijoux à Sillery a toutefois mis les accusés dans le pétrin, ont-ils fait savoir au tribunal. Des membres de la mafia colombienne se seraient mis à menacer les familles des accusés pour obtenir leur part du butin.