Photo prise par les employés de La Ninkasi, publiée sur Facebook
Photo prise par les employés de La Ninkasi, publiée sur Facebook

Quatre tableaux volés au bar La Ninkasi à Québec

Un groupe de huit personnes a dérobé quatre tableaux du bar La Ninkasi de la rue Saint-Jean à Québec dans la nuit du 23 au 24 décembre.

«Plutôt que vos visages, nous postons ici les images des trous laissés par votre vol de 4 tableaux à La Ninkasi», peut-on lire sur la page Facebook du restaurant. Le message est accompagné de photos des murs du commerce avec les tableaux manquants.

Après avoir discuté avec l’artiste qui signe les dessins, Stephan Paquet, la directrice du café-bar Caroline Marois a décidé de laisser une chance aux quatre garçons et quatre filles qui se sont retrouvés sur les caméras de surveillance. S’ils se manifestent avant que La Ninkasi porte plainte à la police, ils pourront éviter les lourdes conséquences du dossier criminel.

«Il s’agit d’un acte criminel qui peut peser lourd dans la vie d’un jeune adulte et chacun de votre groupe d’amis est impliqué, comme acteur ou témoin», est-il aussi écrit dans le statut sur Facebook.

Plusieurs internautes ont d’ailleurs salué la gentillesse de l’équipe du bar, de permettre aux voleurs de rapporter les biens volés avant que la police ne soit impliquée.

«Ils peuvent regretter le geste après coup. Ils sont parfois trop naïfs pour savoir ce que ça peut impliquer comme conséquences», ajoute Mme Marois, jointe par téléphone jeudi.

Les employés de l’endroit ont pu recueillir des preuves du vol grâce à leur système de sécurité le soir même. Le vol est survenu entre 2h et 2h12, lors de la fermeture du bar. La directrice précise qu’on voit très bien qu’il s’agit de jeunes adultes.

Mme Marois a laissé passer Noël avant de contacter l’artiste et lui proposer de publier d’abord un message sur les réseaux sociaux. «On a un excellent système de sécurité, même dans le noir on peut avoir des images du bar. On voit le déroulement complet du vol.»

L’an dernier, Mme Marois avait dû composer avec un problème de vandalisme sur l’une de ses toiles, elle avait entamer le même type de démarches pour tenter d’identifier le coupable.

La directrice précise qu’elle sait quel risque elle prend quand elle affiche des oeuvre d’art dans un bar, où des personnes intoxiquées peuvent parfois avoir de mauvaises idées. «Normalement, il y a un respect naturel des lieux. Ce sont des actes isolés, mais qui sont malheureux», ajoute-t-elle.