Après chaque accusation, Alexandre Bissonnette a prononcé les mots «non coupable», d’un ton poli et appliqué.

Procès Alexandre Bissonnette: mise en accusation formelle devant les proches des victimes

Alexandre Bissonnette a plaidé officiellement non coupable lundi matin à chacune des six accusations de meurtre au premier degré et des six accusations de tentative de meurtre, 14 mois après la tuerie à la Grande Mosquée de Québec.

La mise en accusation formelle est une figure imposée dans tous les procès criminels. Celle d’Alexandre Bissonnette s’est faite en tout début d’audience, en cette première journée d’audition des requêtes préliminaires.

Bissonnette, 28 ans, vêtu d’une chemise pâle et d’un pantalon bleu, quitte le box de détention, escorté des agents correctionnels. Il s’avance dans la boîte des témoins et fait un bref salut de la tête au juge François Huot de la Cour supérieure.

Durant cinq très longues minutes, le juge François Huot de la Cour supérieure va lire les chefs d’accusation et les noms de chacune des victimes alléguées. 

Plusieurs proches des victimes sont présents dans la salle d’audience.

Après chaque accusation, Alexandre Bissonnette prononce les mots «non coupable», d’un ton poli et appliqué. Il regagne ensuite sa place dans le grand box vitré.

Les débats sur les requêtes sont frappés par une ordonnance de non-publication, afin de ne pas contaminer le jury qui doit être sélectionné la semaine prochaine. La suite des requêtes a été fixée à mercredi matin.

Mesures de sécurité

Des mesures de sécurité sont en place et le seront pour tout le procès, prévu pour huit semaines. Tous ceux qui veulent entrer en salle d’audience doivent passer à travers une arche de détection du métal.