La mairie de Sainte-Brigitte-de-Laval

Première victoire pour l'ex-directeur des travaux publics de Sainte-Brigitte-de-Laval

L'ex-directeur des travaux publics de Sainte-Brigitte-de-Laval a remporté une première victoire contre son ancien employeur alors que le Tribunal de la sécurité sociale du Canada a décrété qu'il n'avait pas été congédié pour inconduite et qu'il avait droit à ses prestations d'assurance emploi.
Non seulement cette décision permettra à l'ex-cadre de toucher près de 12 000 $ en prestations d'assurance emploi, mais elle lui donnera des munitions dans la cause où il est accusé d'abus de confiance et de falsification de documents à la suite d'une enquête de l'Unité permanente anticorruption (UPAC).
«Nous allions demander un arrêt des procédures pour délai déraisonnable puisque je suis accusé depuis le 5 juin 2013 et que je n'aurai pas mon procès avant 2017, mais nous allons ajouter à cela une nouvelle preuve suite à cette décision», a déclaré M. Côté au Soleil.
C'est que le Tribunal a décrété que, contrairement aux allégations de la Ville, Guillaume Côté n'avait pas falsifié les feuilles de temps de deux employés municipaux qui avaient réalisé des travaux à sa résidence. Les employés en question avaient simplement utilisé une banque de temps parallèle, un système dont les employés municipaux se prévalaient à l'époque pour prendre des congés.
«Nous avons démontré que ces employés étaient bel et bien en congé quand ils ont fait des travaux chez moi et qu'ils ne l'ont pas fait durant leurs heures de travail. De plus, la banque de temps existait déjà bien avant mon arrivée», a expliqué M. Côté.
L'ex-cadre conteste également son congédiement devant la Commission des relations du travail. À l'époque, c'était l'ex-conseiller et maire suppléant Francis Côté, battu par la mairesse actuelle Wanita Daniele lors des élections municipales de 2013, qui avait porté plainte à l'UPAC contre le directeur des travaux publics.