Les libéraux fédéraux travaillent actuellement à une législation pour respecter une promesse de campagne de resserrer les restrictions sur les armes à feu, bien qu’il semble désormais improbable qu’un nouveau projet de loi soit présenté avant la fin de l’année.

Pour une interdiction des armes à feu dans les villes, dit un sondage

OTTAWA — La vaste majorité des Canadiens soutiennent une interdiction totale des armes à feu dans les secteurs urbains, laisse croire un nouveau sondage.

Selon le sondage, mené par Ekos pour La Presse canadienne, 69 % des personnes interrogées sont en accord avec l’affirmation : «J’estime qu’il devrait y avoir une interdiction stricte des armes à feu dans les secteurs urbains.»

Les appuis étaient les plus forts au Québec, à 76 %, et les plus bas en Alberta, à 48 %.

Les libéraux fédéraux travaillent actuellement à une législation pour respecter une promesse de campagne de resserrer les restrictions sur les armes à feu, bien qu’il semble désormais improbable qu’un nouveau projet de loi soit présenté avant la fin de l’année.

Les plans des libéraux ne concernent pas une forme d’interdiction totale, et en fait, aucun parti politique n’a fait une telle proposition, a souligné le président de Ekos, Frank Graves.

Mais le vaste appui à une telle avenue laisse croire qu’il y a une marge de manœuvre à une approche plus ambitieuse que celle d’ajuster les lois existantes sur les armes, a soutenu M. Graves.

«Je ne dis pas qu’une mise en application ne serait pas complexe, mais il ne s’agit pas d’envoyer un homme sur la Lune et cela a été fait dans d’autres juridictions», a-t-il fait valoir.

«Je crois que les Canadiens accepteraient quelque chose qui s’en rapproche - ce ne devrait pas nécessairement être une interdiction totale, mais quelque chose qui représenterait un virage», a ajouté M. Graves.