Une voiture était coincée dans la neige, mardi matin, sur la rue du Roi, dans le quartier Saint-Roch.

Plus d’une soixantaine de collisions à Québec

La tempête de neige qui s’est abattue sur Québec, mardi matin, a provoqué plus d’une soixantaine d’accidents sur les routes de la capitale, abîmant plusieurs véhicules, mais ne faisant aucun blessé grave.

Entre 5h et 17h, la police de Québec a enregistré 65 accidents matériels sur le réseau routier. «Ce sont des accidents matériels, il n’y a rien de majeur», a dit Sandra Dion, porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ). 

En matinée, le SPVQ a fermé les côtes Saint-Sacrement et de Salaberry quelques minutes pour permettre à la Ville d’épandre du sel sur les chaussées. Vers 8h30, un journaliste du Soleil a d’ailleurs vu sur la côte de Salaberry plusieurs voitures qui dérapaient et sont passées près de faire des sorties de route. 

Environnement Canada avait publié un avertissement de tempête de neige pour mardi, de la neige forte et de la poudrerie pour la capitale. De 5 à 15 centimètres de neige supplémentaires étaient aussi attendus d’ici mercredi matin.

Place au bilan

Mardi, au lever de la majorité des citoyens de Québec, les routes étaient prêtes à accueillir les véhicules. 

Les fortes précipitations de neige pendant l’heure de pointe et les nombreux accidents ont ensuite ralenti le travail de la Ville de Québec. 

«Ce sont surtout des accidents dans les cotes qui ont créé des refoulements et qui nous ont amené à une fermeture temporaire afin de compléter le déneigement», souligne Jérémie Ernould, le conseiller municipal responsable du déneigement.

Les chemins reliant la haute et la basse ville sont rapidement devenus difficiles à emprunter. Pourtant, toutes ces cotes telles que Honoré-Mercier, Sherbrooke, de Salaberry et Saint-Sacrement ont une prévision pour le déneigement depuis 2014. 

Elles sont donc entretenues de manière préventive avant même que la neige ne tombe. Des véhicules sont sur place en permanence pour étendre le sel et s’assurer que la chaussée soit dégagée. 

«Quand il y a des accidents, c’est certain que ça perturbe les opérations. À 7h15, les derniers tours ont été faits et tout était conforme, les cotes étaient sur l’asphalte.»

Heure de pointe

Entre 7h et 9h mardi matin, on parlait d’une accumulation de 3 cm de neige par heure, en pleine heure de pointe. 

«Quand les machines sont dans le trafic, elles passent moins souvent. En plus d’avoir la circulation qui ralentit les opérations, la neige quand elle tombe, le sel s’active moins, ça s’accumule et c’est là que ça fait une sloche et que les automobilistes glissent», note M. Ernould.

Comme bilan, il est évident que la neige a frappé «abruptement», selon Jérémie Ernould, mais il assure que toutes les équipes étaient à pied d’œuvre pendant la nuit afin de rendre le réseau routier le plus idéal possible selon les conditions.

«C’est un travail de collaboration entre la Ville et les usagers de la route. On s’occupe de déneiger et les gens doivent adapter leur conduite pour l’hiver. Les pneus d’hiver sont d’ailleurs un important facteur de sécurité», termine le conseiller municipal.