Plongeon mortel du haut d'une éolienne à Murdochville

Un travailleur affecté à l'entretien d'une tour éolienne du parc du Mont-Copper de Murdochville est décédé vers 9h mardi à la suite d'une chute de 67 mètres. L'homme dans la trentaine serait un résident de l'Ontario, mais Québécois d'origine. Ses services avaient été requis pour des réparations techniques poussées.
La Sûreté du Québec et la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) enquêtent sur les circonstances exactes de cette chute. Une enquête du coroner est également en cours.
L'accident est survenu sur la tour éolienne numéro 19 d'un parc qui en compte 30. Le complexe du mont Copper appartient à la compagnie américaine NextEra Énergie, jadis appelée FPL. Les tours sont exploitées depuis 2003 et 2004 dans la ville gaspésienne comptant trois parcs éoliens.
«Le décès a été constaté sur place, par les ambulanciers. Le corps est resté sur place un certain temps à des fins d'enquête. Des membres de la famille de la victime n'ont pas encore été rejoints. L'identité ne sera pas révélée par la Sûreté du Québec», a dit Claude Doiron, porte-parole de ce corps policier, en fin d'après-midi mardi.
La victime était un employé de NextEra Énergie. Le porte-parole de la firme, Steven Stengel, a préféré ne pas donner d'entrevue mais il a fait savoir par courriel qu'il était profondément attristé par la perte d'un membre de son équipe et que, selon les premières informations reçues, l'incident ne serait pas attribuable à une question de sécurité.
La Sûreté du Québec et la CNESST n'ont pas commenté le point de vue de NextEra.
Maxime Boucher, de la CNESST, note que l'accident de mardi est une triste première. «On ne recense pas d'accident grave ou mortel sur un parc en opération lors de travaux de maintenance.»
La CNESST a dépêché deux enquêteurs sur les lieux hier mais leur réel travail ne va débuter qu'à partir du moment où la Sûreté du Québec libérera la scène.
Les travailleurs affectés à l'entretien des tours éoliennes sont en principe toujours retenus par deux mousquetons rattachés à un harnais de corps. Lors de déplacements sur l'extérieur de la nacelle, la partie de la tour renfermant la turbine, le travailleur doit absolument tenir au moins l'un des deux mousquetons en position fermée.
«On tente de voir si le travailleur est décédé en raison d'un bris d'équipement, d'un malaise ou d'une autre raison», précise Claude Doiron.