Paul St-Pierre Plamondon, candidat dans la course à la direction du PQ

Plamondon veut dépolitiser la nomination des chefs de police

L'aspirant à la direction du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, propose de modifier le processus de nomination de la Sûreté du Québec (SQ) pour le «rendre indépendant face aux politiciens».
M. St-Pierre Plamondon était devant les bureaux de la commission Charbonneau à Montréal, dimanche après-midi, afin de dévoiler son plan pour éradiquer la corruption au Québec, et selon lui, cela passe par une dépolitisation du mode de nomination des policiers.
«On doit s'assurer que la nomination est indépendante et qu'il y a une distance saine entre les services de police et la politique», a-t-il souligné en entrevue avec La Presse Canadienne.
Il n'y a eu que six enquêtes de la SQ liées à l'industrie de la construction de 1996 à 2008, selon le rapport de la commission d'enquête, a-t-il rappelé.
«Ce n'est pas normal que les journalistes soient plus efficaces dans le domaine de l'enquête en matière de crimes économiques et de corruption politique que le service de police lui-même», a-t-il lancé au bout du fil.
Le candidat péquiste déplore d'ailleurs que les directeurs généraux de la SQ soient «clairement sur un siège éjectable» actuellement.
Pour un comité de sages
Depuis 2008, la Sûreté du Québec a eu trois grands patrons. Le Parti québécois avait nommé Mario Laprise à la tête de la SQ en 2012 pour un mandat de cinq ans en remplacement de Richard Deschênes. Lors de l'arrivée au pouvoir des libéraux en 2014, M. Laprise a été réaffecté chez Hydro-Québec et Martin Prud'homme a pris sa place.
«Comment pouvons-nous nous attendre à ce que les policiers fassent leur travail lorsqu'il y a lieu d'enquêter sur les politiciens?» a-t-il demandé.
M. St-Pierre Plamondon propose de former un comité de sages multipartite qui fournirait une liste de candidats à la SQ et la nomination de l'un d'entre eux serait entérinée par les deux tiers des députés à l'Assemblée nationale.