L'hippodrome de Québec avant les travaux de démolition

Plaidoyer de culpabilité si alambiqué qu'il pourrait y avoir procès

L'ex-pdg des hippodromes du Québec Jacques Brulotte s'est reconnu coupable d'abus de confiance en ayant accepté plus de 75 000 $ de bonis auxquels il n'avait pas droit. Mais sa reconnaissance de culpabilité est tellement alambiquée que la juge Johanne Roy pourrait envoyer les parties en procès.
Après sept ans de procédures, l'ex-patron des hippodromes de Québec, Montréal et Trois-Rivières en arrivait à connaître sa peine mercredi. Son avocat réclame une absolution inconditionnelle tandis que la poursuite ne s'y oppose pas, laissant le tout à l'appréciation de la juge Johanne Roy.
Jacques Brulotte avait apporté un chèque visé de 35 000 $ pour rembourser l'État.
Le fonctionnaire retraité, âgé de 73 ans, a admis l'été dernier que durant la majeure partie de son mandat à la Société nationale du cheval de course (SONACC), il avait accepté des bonis de performance pour un total de 76 500 $ après impôt.
Contrairement aux autres membres du conseil d'administration de la SONACC, Jacques Brulotte n'avait toutefois pas le droit de toucher ces bonis de rendement en raison de son statut de fonctionnaire au ministère de l'Agriculture et de la compensation annuelle de 20 000 $ qu'il recevait déjà pour le prêt de service.
Nuances et de justifications
Invité à s'adresser à la juge Johanne Roy, Jacques Brulotte a réitéré que les bonis étaient une façon de reconnaître ses efforts additionnels et que tout le monde était au courant.
Le retraité a ajouté tellement de nuances et de justifications que la juge Roy s'est mise à douter de la validité de sa reconnaissance de culpabilité.
Stoppant les représentations sur la peine, elle a ordonné aux parties de réévaluer la situation. Jacques Brulotte reviendra devant la cour le 16 mai pour savoir s'il devra subir un procès.