Photos explicites: pétition pour empêcher les suspects de réintégrer le Séminaire des Pères Maristes

Une mobilisation s’organise afin d’empêcher les six garçons du Séminaire des Pères Maristes, soupçonnés d’avoir partagé des photos explicites de certaines élèves, d’y retourner à la rentrée scolaire.

Une pétition a été mise en ligne dimanche soir en soutien aux présumées victimes. Elle demande à la direction de l’établissement de «prendre tous les moyens nécessaires afin d’éviter que les garçons mis en cause dans cette affaire ne retournent au Séminaire à titre d’élèves à compter d’août 2018, et ce, peu importe le résultat de l’enquête policière dont ils font l’objet».

Les six élèves arrêtés n’ont pas été accusés et l’enquête se poursuit. Malgré tout, les auteurs de la pétition jugent qu’il est inconcevable que les suspects et les présumées victimes puissent entrer en contact dans les murs de l’institution. «L’objectif principal de cette mesure est d’éviter que les garçons côtoient leurs victimes sur les bancs d’école. Ce n’est pas la responsabilité des jeunes victimes de changer d’établissement!»

Les parents de trois élèves ont signifié à la direction du Séminaire des Pères Maristes, en avril, que des photos explicites de leurs filles avaient été partagées à l’extérieur de l’école.

Les jeunes de 12 et 13 ans, arrêtés le 2 mai, ont été rencontrés par les policiers et libérés sous promesse de comparaître devant le tribunal de la jeunesse. Ils pourraient faire face à des accusations de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Ils étaient suspendus du Séminaire depuis le 18 avril et n’ont pu être réintégrés avant la fin de l’année scolaire. Leur situation va toutefois changer dès la rentrée.

La direction a en effet prévenu les parents, dans une lettre envoyée le 21 juin, que tous les élèves impliqués dans cette histoire seraient réintégrés. «La philosophie mariste nous rappelle que nous devons supporter les élèves qui rencontrent des obstacles sur leur parcours. Nous avons tous un rôle important à jouer en enseignant à nos jeunes à vivre ensemble malgré les situations conflictuelles qui se présentent à eux», y mentionnait le directeur François Sylvain.

Dans un reportage de Radio-Canada la semaine dernière, les mères des présumées victimes affirmaient songer à envoyer leurs filles dans une autre école. L’une d’elle était déjà inscrite ailleurs.  

Près de 1500 personnes avaient signé la pétition avant 9h, mardi.