La copropriétaire de l’endroit Denise Lebreux, n’a pas été blessée dans l’incendie.

Petite-Vallée: la Maison Lebreux détruite par les flammes

«Je regarde ça brûler avec le cœur à l’envers. J’ai un sentiment de déjà vu assez plate», lance Simon Côté, copropriétaire de la Maison Lebreux et directeur des finances du Village en chanson de Petite-Vallée. Il a reçu «deux bonnes claques sur la gueule» en un an, avec l’incendie de l’auberge, samedi, et celui du bâtiment voisin, le Théâtre de la Vieille forge, le 15 août 2017.

Le feu s’est déclaré vers 9 h 30 dans l’auberge que M. Côté possède avec sa mère, Denise Lebreux. «Ma mère était à son métier à tisser. Sa cousine était venue faire un peu de ménage de printemps. Elle a perçu une odeur de fumée.»

Les deux femmes sont sorties sans encombre. Les pompiers estiment qu’un court-circuit dans le mur d’une salle de bain a déclenché l’incendie.

En mi-journée, les pompiers ont cru le feu maîtrisé, mais il s’était propagé dans les murs et les combles. «C’est une maison isolée aux copeaux, au bran de scie. Et c’est du bois qui date de longtemps», dit M. Côté.

Son arrière-grand-père l’a bâtie il y a plus de cent ans. Son grand-père, qui a eu 17 enfants, l’a agrandie au fur et à mesure des besoins : la maison comptait trois étages. Simon et son frère Alan, le directeur général et artistique du Village en chanson, y ont grandi.

Au moment de l’entrevue avec M. Côté, vers 17 h hier, ce qu’il restait de la maison brûlait encore «rondement» sur la Longue pointe de Petite-Vallée, en bord de mer. «On ne sauvera rien», dit le copropriétaire.

Un nid d'artistes

La maison Lebreux était voisine du Théâtre de la Vieille forge, le cœur du Festival en chanson de Petite-Vallée. «La plupart des artistes québécois qui sont passés par le Festival ont dormi à la maison Lebreux», indique Marc-Antoine Dufresne, adjoint à la direction artistique du Village en chanson.

L’auteur-compositeur-interprète Sylvain Lelièvre disait qu’on y mettait «la mer à table et le soleil au lit», et que c’était un secret bien gardé, rappelle M. Dufresne. 

Denise Lebreux, âgée de 80 ans, s’apprêtait à fêter les 40 ans d’exploitation de son établissement. «C’est une triste fin de carrière pour elle, comme aubergiste. Mais c’est du matériel. On va peut-être reconstruire quelque chose pour ma mère, on verra s’il y aura des chambres aussi», envisage M. Côté.

Depuis neuf mois, Simon Côté prépare la reconstruction du Théâtre de la Vieille forge. «C’est peut-être l’occasion de reconfigurer la pointe pour trouver une solution pour tout le monde», dit-il. 

Les chalets de la Longue pointe, aussi exploités par la Maison Lebreux, sont intacts, indique M. Côté. Les touristes ayant réservé à l’auberge seront contactés, ajoute-t-il.