Alain Perreault

Perreault disait s'inquiéter pour Lyne Massicotte

Alain Perreault a avoué avoir consulté le site du ministère de la Justice concernant les personnes disparues les 17 et 18 juillet 2002, mais a indiqué qu'il l'avait fait seulement parce qu'il s'inquiétait après que la soeur et l'amie de Lyne Massicotte lui eurent téléphoné pour lui dire qu'elles ne savaient pas où elle était.
Perreault poursuivait son témoignage vendredi dans son second procès pour le meurtre de Lyne Massicotte. 
«Sa soeur et son amie voulaient appeler dans tous les postes de police et les hôpitaux, alors je me suis dit qu'elle était disparue. J'étais inquiet et j'avais même écrit à Lyne pour avoir de ses nouvelles», a-t-il expliqué, ajoutant qu'il s'était «promené» pendant environ 10 minutes sur le site du ministère de la Justice.
«Je voulais voir comment ça fonctionnait quand quelqu'un est disparu. Ça m'arrive régulièrement d'aller voir quelque chose [sur Internet] et de passer autre chose. Après, j'ai écrit simplement "personne disparue" et j'ai eu les informations que je cherchais.»
Relations avec les policiers
Perreault a également expliqué comment s'étaient passés pour lui les semaines et les mois suivant la disparition de Lyne Massicotte. «Les policiers sont venus chez nous quelques fois, mais ça a toujours été cordial», a-t-il expliqué, indiquant que les policiers voulaient savoir ce qu'il savait de la disparition.
«Un moment donné, ils avaient un mandat pour me voir tout nu pour voir si j'avais des marques, des bleus, des grafignes. Ça a été négatif», poursuit-il.
Perreault affirme ensuite que plus tard, les relations se sont détériorées avec la police quand des agents se sont présentés chez lui pour fouiller son appartement. «J'ai pris ma fille dans mes bras et je suis sorti, mais ils avaient avisé les journalistes et m'avaient fait sortir par devant pour que je me fasse légèrement photographier...», a déclaré Perreault.